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Camino autisme : un résident du Groupe Maurice marche pour la bonne cause !

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S’impliquer dans une cause qui nous tient à cœur est une initiative louable et réjouissante… surtout quand on joint l’utile à l’agréable. C’est ce que Monsieur Simon Patry — 76 ans et retraité à la résidence VÜ — nous a prouvé avec son défi Camino Autisme ! Ce vétéran de l’Aviation Royale canadienne a en effet décidé, en juin 2021, de parcourir 814 km à pied en seulement 40 jours, dans le but de lever des fonds en soutien à l’organisme Autisme Estrie. Retour sur l’aventure inspirante et altruiste de ce passionné de voyages et de défis !

 

Monsieur Patry, pouvez-vous nous expliquer ce qui vous a poussé à relever ce défi de marche ?

Ce défi est le fruit d’une mûre réflexion. Ce qui m’a principalement décidé, c’est la pandémie. Ça faisait presque deux ans que je n’avais pas vu mes enfants et comme j’aime marcher, je me suis dit que c’était l’occasion de rendre visite à mon fils, à Woodstock en Ontario. J’ai fait plusieurs fois le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, mais c’était alors impossible de retourner en Europe à cause des restrictions. J’ai donc décidé de faire mon propre Compostelle, que j’ai appelé Camino Autisme.

 

 

Pourquoi avoir choisi de soutenir la cause de l’autisme ?

Le petit-fils de ma conjointe — Claudette — est autiste de niveau III. À 9 ans, Edwart ne ressemble pas aux petits garçons de son âge puisqu’il ne parle toujours pas, entre autres choses. Autisme Estrie est un organisme important à mes yeux, car il accueille les enfants autistes — dont Edwart — dans des maisons de répit et vient régulièrement en aide aux parents afin de contribuer au mieux-être des familles et des personnes autistes.

 

Comment avez-vous fait pour amasser des fonds pour l’organisme ?

J’ai fait faire des affiches et des cartes professionnelles pour expliquer ma démarche. Sur les cartes, vous retrouviez tous les détails ainsi que les coordonnées pour faire un don. Les affiches indiquaient tout mon parcours : l’une d’elles était attachée à mon véhicule et l’autre se trouvait à la résidence VÜ. Chaque jour, ma conjointe plaçait une punaise sur l’affiche afin que les résidents suivent mon trajet. J’avais également un chandail « Camino Autisme » pour identifier mon projet et une application qui retraçait mon trajet d’avance. En plus des fonds amassés durant ma marche, la Fondation Luc Maurice a tenu à participer et a versé 3 000 $ pour apporter son soutien à ma cause. Je l’en remercie d’ailleurs.

 

 

Comment vous êtes-vous organisé pour relever ce défi ?

Ce fut tout un programme ! Mon objectif était d’effectuer environ 20 km par jour. Vers 6 h 30 du matin, je prenais mon véhicule et je faisais 20 km. Je stationnais ma voiture et je montais sur mon vélo électrique pour revenir à l’étape de la veille. Cela me permettait de m’échauffer, puis je me mettais en marche. Dépendamment de la chaleur, cela me prenait entre 5 et 6 heures. Une fois arrivé à mon véhicule, j’allais chercher mon vélo, puis je retournais à l’étape suivante. Je restais souvent en ville donc je pouvais ensuite me détendre, discuter avec des gens, manger au restaurant. Le soir, je dormais confortablement dans mon véhicule… tout a été minutieusement organisé ! Je suis parti le 22 juin et je suis arrivé à destination le 30 juillet.

 

Que faut-il, selon vous, pour réussir un tel défi Camino autisme ?

Il faut de l’endurance et de la volonté. Ensuite, un certain intérêt pour la marche. Personnellement, j’ai toujours aimé ça.

Je suis retraité des forces aériennes canadiennes, j’ai donc toujours eu l’habitude de parcourir de grandes distances à pied et j’ai beaucoup voyagé. Avant, je courais, mais je me suis fait opérer des genoux en 2013. Malgré mes deux prothèses de titanium, je continue de marcher tous les jours entre 8 et 10 km, été comme hiver !

Il faut aussi de bons souliers. J’ai le même modèle de bottes depuis des années ! Celles qui ont servi pour mon défi avaient déjà parcouru 1 200 km ! À la fin de ma marche, mon fils les a accrochées à un poteau dans son jardin et y a mis des fleurs. Cette année, elles y sont toujours !

 

Vous carburez à l’adrénaline, on dirait ! Comment vous êtes-vous senti au terme de votre 800 km de marche ?

J’étais fier ! Mon projet a levé environ 14 000 $ — incluant le don de 3 000 $ de la Fondation Luc Maurice. Avec cet argent, Autisme Estrie va pouvoir refaire la cuisine de sa maison de répit.

Je lève régulièrement des fonds pour eux. Tous les 3e samedis de chaque mois, je crée et vends des Inuksuks. Tout l’argent récolté de cette vente est reversé à cet organisme.

 

Planifiez-vous de refaire un défi comme celui-là ?

J’y pense, oui.

Ma fille vit à Winnipeg donc pourquoi ne pas aller lui rendre visite… en marchant ?

Cette fois, j’aimerais que quelqu’un vienne avec moi. Sur la route, on a le temps de penser à ce que l’on veut, de regarder le paysage, de profiter de la nature… mais c’est aussi agréable de discuter et de partager cette expérience avec une autre personne. J’aimerais retourner à Saint-Jacques-de-Compostelle aussi.

 

Avez-vous une anecdote à nous partager ou un événement cocasse à raconter qui se serait passé pendant votre périple Camino autisme ?

Outre les oiseaux, les chevreuils et l’ours que j’ai rencontré en chemin, j’ai eu la surprise de découvrir des enveloppes d’argent sur mon pare-brise. En Ontario, les gens ont été particulièrement généreux. L’affiche sur ma voiture expliquait toute ma démarche et ils déposaient leurs dons sur mon véhicule. Quand je m’arrêtais pour prendre une pause, certaines personnes venaient à ma rencontre pour discuter de mon défi. En tout, j’ai rassemblé au-dessus de 1 500 $ en argent liquide !

 

Félicitations ! C’est formidable de voir qu’on peut recevoir autant de dons comme ça. Comment s’est passée votre arrivée ?

Pour les douze derniers kilomètres de mon parcours, ma famille est venue me rejoindre. Ma sœur, mon cousin, mes enfants, mes petits-enfants… ils étaient tous là pour faire le dernier tronçon avec moi. Mon fils avait même installé un ruban dans sa cour pour symboliser la ligne d’arrivée. Je ne m’y attendais pas ! Ça fait tellement de beaux souvenirs ! Les gens me pensaient fou au début, mais j’ai prouvé que j’étais quelqu’un de déterminé. Je l’ai fait pour mon plaisir et pour une cause qui m’est chère. Pour réussir à parcourir les 814 km de marche de mon défi, j’y suis allé à mon rythme, tout simplement. Mais j’y ai cru. En fait, tout est possible quand on y croit.

 

Merci infiniment pour cet inspirant récit Monsieur Patry ! Nous espérons que votre expérience en inspirera plus d’un ! Nous vous souhaitons de beaux défis dans l’avenir. Bonne continuation à vous !

 

 

Pour en savoir plus le spectre de l’autisme, visitez le site web de la Fédération québécoise de l’Autisme. Si vous souhaitez vous aussi apporter votre soutien à la cause de l’autisme, n’hésitez pas à faire don à la FQA ou à un organisme de votre région.

 

 

 

 

 

 

 

 

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MR.PATTY Félicitations pour votre ténacité et
Votre grande ģeñerosité et vous ĺavez faît
Pour ûne ģrande cause .
Les autistes sont tellement attachants
Merci pour vôtre merveilleux geste ďàmôûr

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Un gros bravo à vous M. Patry, d'avoir cru en votre rève et de l'avoir réalisé.
J'ai vu que vous avez des prothèses aux 2 genoux, je peux saisir ce que ça a dû représenter en surplus... ayant des prothèses pour remplacement total des 2 épaules et chaque jour je relève des défis car la vie continue...
Bonne 2e aventure si vous en êtes capable.

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Toutes mes félicitations cher monsieur..et bravo encore…

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Bravo Monsieur Patry,

Un grand-père courageux , une cause noble voilà vous avez la recette pour donner au suivant ! Bonne poursuite de vos objectifs et bonjour à la famille d’un grand marcheur bienfaiteur!

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Fière de cet exploit qu'a accomplit mon conjoint Simon...merci pour ce beau reportage de la part du groupe Maurice...

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Merci au Groupe Maurice d'avoir fait ce beau montage pour mon conjoint Simon qui a fait cette marche. Il a été un exemple de courage et cela nous démontre que les aînés sont capables de vivre certaines expériences et qu'il s'agit tout simplement d'avoir des projets et de les réaliser malgré l'âge.

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