Luc Maurice

Détrompez-vous : sans les aînés, nous irions encore moins bien

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Je l’ai souvent dit, écrit maintes et maintes fois, mais malgré cela, aujourd’hui, je ressens le besoin de l’exprimer à nouveau : les aînés sont extrêmement importants pour notre collectivité. Je me sens le devoir de réitérer un message qui, même s’il est vieux comme le monde pour moi, possède une dimension d’autant plus fondamentale depuis les dernières semaines. En ces temps de crise, je sens en effet que certaines personnes semblent oublier que nous aussi, nous atteindrons le statut de personnes « plus âgées », et ce, pendant 30 ans ! Et si nous vivons aujourd’hui dans une société en santé, à qui le devons-nous, selon vous ?

 

Nous avons besoin de toutes les générations, sans exception

Si je peux me permettre de soulever un point un peu plus positif de cette crise, je dirais avec certitude que notre société est à réaliser à quel point les aînés sont importants pour sa saine pérennité. C’est souvent lorsqu’on est privé de quelqu’un ou de quelque chose qu’on réalise toute sa valeur. Une société sans personnes âgées est une société mal en point ! Nous fonctionnons de travers en ce moment, pour plusieurs raisons, certes, mais aussi parce que les gens plus âgés sont en confinement, comme nous tous. N’est-ce pas l’un des moments de notre vie où nous aurions ENCORE PLUS besoin d’eux, de leur présence rassurante, de leur savoir-faire, de leur petit coup de main et de leurs mille et une actions bénévoles ?

Si cela était possible, qui apporterait son support aux familles et aux enfants pendant la fermeture des écoles et l’obligation du télétravail ? Qui donnerait de son temps pour aider les organismes communautaires à demeurer actifs et ainsi venir en aide aux plus démunis ? Qui aiderait à réparer le lavabo bouché, la porte qui ne se barre plus ou la plinthe électrique qui chauffe une fois sur deux ? Enfin, qui serait venu nous gratifier de leur présence autour de la table pour offrir encore plus de chaleur, de rire et de vie au repas de Pâques ? Combien de familles tricotées serrées perdent en solidité lorsqu’elles sont privées de leurs grands-parents ?

 

Détrompez-vous

Il va de soi que la propagation de la COVID-19 rend les aînés d’autant plus vulnérables face à un combat qui exige une santé de fer, et ce, sans égard à notre âge. Les chiffres ne mentent pas : à ce jour, près de 90 % des décès sont des personnes de 70 ans et plus, car bien que généralement en santé, ils sont beaucoup plus à risque que quiconque de développer de graves complications s’ils contractent le virus.

Les aînés sont donc peut-être en latence présentement, notre désir étant de les protéger au mieux du vilain, mais détrompez-vous. Leur valeur n’en est pas moindre. Une fois terminée, cette crise fera place à de grands besoins sociétaux, et les aînés seront là pour influencer notre futur, pour améliorer notre propre sécurité, pour nous prêter main-forte. Nous avons donc besoin d’eux, plus que jamais. Voilà pourquoi il est impératif que nous nous ralliions afin de les aider à se protéger.

 

« Il n’y a jamais eu un moment plus important que maintenant pour rappeler l’importance de toutes les tranches d’âge, y compris celle concernant les personnes âgées. Il est urgent de les protéger pour qu’ils soient encore avec nous demain. »

 

Ensemble, nous vaincrons

Je profite de cette tribune pour remercier toutes les parties prenantes de la société qui font parfois plus que leur part pour contrer la propagation de la COVID-19 : les aînés pour leur courage et leur capacité d’adaptation, la population entière pour le respect des consignes de confinement, les employés en résidence et les familles pour leur soutien et leur présence, et enfin, le gouvernement pour son leadership. Le Québec est cité en exemple comme société performante quant au respect des mesures anti-COVID-19. Ce n’est pas rien ! Bravo à nous tous. Poursuivons sur cette lancée.

 

« Nous avons un devoir de mémoire à l’égard de nos aînés. Nos aînés ont bâti le Québec. Nos aînés sont passés à travers des épreuves. Nos aînés nous lèguent une société qui est plus juste, plus riche, plus belle. Et on a un devoir de les protéger. Je veux que ça devienne la priorité de tous les Québécois, toutes les Québécoises. Protéger nos aînés. On leur doit ça. Aux aînés, je vous dis merci et je vous dis qu’on est avec vous. » 

François Legault, premier ministre du Québec

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