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Entre sécurité et liberté : viser l’atteinte du parfait équilibre !

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Article tiré du magazine du Groupe Maurice « L’Innovateur », Octobre 2019, no 4

Des événements malheureux impliquant des personnes âgées font ponctuellement les manchettes et relancent inévitablement le débat quant à la responsabilité des résidences pour aînés en matière de sécurité. Certains avancent que des mesures supplémentaires seraient requises afin d’assurer leur sûreté… mais à quel prix ? Évidemment, pour un être humain, la sécurité représente un besoin fondamental. Toutefois, au Groupe Maurice, la liberté est une valeur cruciale qui guide plusieurs décisions : chaque résident est ainsi considéré comme expert et maître de sa vie, de ses actions et de ses choix, et libre de combler son quotidien comme bon lui semble. Ainsi, l’entreprise ne vise l’atteinte du parfait équilibre entre sécurité et liberté.

 

La liberté au premier plan

Il est essentiel de voir les CHSLD mettre en place un cadre strict afin d’assurer la sécurité des aînés qui y habitent, souvent affectés par de lourdes pertes d’autonomie. Or, la réalité des résidences privées est très différente, la majorité de leurs résidents étant pleinement autonomes. Au Groupe Maurice, par exemple, 91 % des quelque 11 000 résidents profitent d’une autonomie complète. Bien qu’ils aient choisi d’emménager en résidence, leur forme physique et cognitive leur permettrait très bien d’habiter encore leur maison ou leur condo. Ce sont des gens actifs et curieux, passés maîtres dans l’art de profiter de la vie. À titre d’exemple, plusieurs séjournent, chaque année, à l’extérieur du Québec. Or, s’ils sont indépendants et en mesure de voyager, avec tout ce que cela implique comme organisation, ils sont certainement aptes à mener leur vie sans contraintes.

« Pour nous, il serait insensé d’imposer des mesures qui entraveraient leur liberté », affirme Marie Frenneaux, vice-présidente de l’exploitation au Groupe Maurice. « Au contraire, tout ce que nous implantons en résidence vise, entre autres choses, la liberté d’action et de pensée, justement pour favoriser l’autonomie des résidents le plus longtemps possible. Par exemple, on leur offre une vaste gamme de services, mais jamais on ne les obligera à s’en prévaloir. »

Bien que les réactions du public à la suite d’incidents déplorables impliquant des aînés soient compréhensibles, Le Groupe Maurice ne croit pas que tous les aînés qui choisissent de vivre en résidence ont besoin de mesures de contrôle particulières, comme les bracelets antifugues ou encore un système d’appels quotidiens pour s’assurer qu’ils vont bien.

« Évidemment, si un résident souhaite obtenir un encadrement supplémentaire de notre part, on le lui offrira avec plaisir. Cependant, il ne s’agira jamais d’une règle établie pour tous, car nous considérons que cela serait trop contraignant et limiterait parfois inutilement leur liberté de choix et d’action », ajoute Mme Frenneaux.

Cette valeur fondamentale du Groupe Maurice qu’est la liberté permet ainsi l’usage du tabac, ou encore, la possession d’un animal de compagnie en résidence. Toutefois, la liberté des uns s’arrêtant là où commence celle des autres, la consommation de cannabis est cependant interdite considérant l’odeur incommodante que ce produit dégage. « Il serait plus simple, comme gestionnaires, d’interdire tout ce qui pourrait potentiellement nuire au confort des autres, ou encore d’obliger les résidents à prendre un repas par jour à la salle à manger afin de nous assurer qu’ils mangent tous adéquatement. Mais notre mission consiste à prendre les meilleures décisions pour les résidents et leur bonheur, et non pour nous en tant qu’entreprise », rappelle Mme Frenneaux.

 

Suggérer, non imposer

Néanmoins, cette notion de liberté ne sera jamais favorisée au détriment de la sécurité des individus. Pour assurer celle-ci et offrir un accompagnement personnalisé et adéquat à chaque résident, un membre du personnel infirmier rencontre chacun d’eux au moins une fois par année afin d’effectuer la mise à jour des dossiers de santé et des profils d’intérêts. Si un déclin de l’état de santé d’un résident est constaté, l’infirmière propose, à la suite d’une évaluation approfondie, des services destinés à assurer sa sécurité tout en préservant, au mieux, son autonomie.

« Par exemple, si on remarque des signes d’épuisement chez un résident qui œuvre à titre de proche aidant pour sa conjointe ou son conjoint, notre équipe le renseignera sur les ressources offertes pour l’aider à continuer de prendre soin de son proche sans toutefois nuire à sa propre santé », explique France Morissette, vice-présidente adjointe Santé au Groupe Maurice. « De même, lorsqu’on réalise qu’un résident aurait besoin de services dispensés par le CLSC, on va lui proposer de l’accompagner pour qu’il y ait plus rapidement accès et qu’il se sente en confiance. Nous n’imposons rien, mais nous conseillons. »

 

Le pouvoir entre leurs mains

La philosophie du programme de soins du Groupe Maurice a été conçue en vue d’encourager l’« empowerment » des aînés, soit de leur faire réaliser qu’ils ont le pouvoir sur leur vie, et ce, malgré une réalité parfois changeante. Tout est mis en œuvre pour les aider à maintenir leur autonomie le plus longtemps possible et à mieux comprendre leur condition ainsi que le processus de soins qui s’offre à eux.

« Nous avons déjà constaté qu’un résident venait chercher ses médicaments à la pharmacie tous les matins, même après être passé se les procurer pour un mois quelques jours plus tôt. Notre équipe de soins s’est alors offerte pour épauler ce dernier dans la gestion de sa médication », ajoute France Morissette. « Il arrive que nous constations un changement dans l’état d’un résident, ou encore que la famille nous signale un tel changement. Nous travaillons alors ensemble pour voir quelles actions pourraient être posées pour assurer le bien être et la sécurité du résident, tout en lui permettant de conserver un maximum d’indépendance et de liberté, le plus longtemps possible. Si l’évolution de sa situation en vient à l’exiger, nous envisageons d’autres options, comme l’emménagement dans l’une de nos unités de soins, où il profitera d’un encadrement à la mesure de ses besoins. »

 

Le pouvoir de choisir

Un changement dans l’état de santé d’un résident ne marque pas la fin de son autonomie et de sa liberté de choix, loin de là ! Même dans le cas où une personne commence à présenter des troubles de mémoire, les différentes équipes internes collaboreront de près avec elle afin qu’elle puisse continuer de prendre les décisions qui la concernent, tant pour ses soins que ses activités et loisirs.

Et qu’arrive-t-il si un individu ne désire pas collaborer ? « Un résident qui présente une condition particulière recevra de la part d’un professionnel de la santé des recommandations précises, comme une diète spéciale ou une nouvelle médication. Si ce résident décide de ne pas suivre ces recommandations, nous allons évidemment l’informer de toutes les conséquences qui pourraient en découler, mais au final, nous allons respecter sa décision. Elle va jusque-là, la liberté des résidents du Groupe Maurice », conclut France Morissette.

 

La ligne est parfois mince entre sécurité et liberté. En considérant que les résidents ont le droit et le pouvoir de prendre toutes les décisions qui les concernent, et en favorisant le maintien de leur autonomie, Le Groupe Maurice vise l’atteinte du parfait équilibre pour chaque résident… et pour longtemps !

 

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