Luc Maurice

LES RÉSIDENCES PRIVÉES POUR AÎNÉS DANS LA TOURMENTE.

Partager cet article:

Je suis profondément touché par ce qui est arrivé à l’Isle-Verte. À la suite de cette tragédie, il est compréhensible que plusieurs personnes se soient questionnées à propos des règles mises en place dans les résidences privées pour aînés, dont notamment la sécurité des lieux, les processus d’évacuation et la formation du personnel... Tout semble remis en question.

Des résidences comme celle de L’Isle-Verte, il y en a beaucoup au Québec, et elles sont toutes très importantes. Elles permettent aux gens qui choisissent d’y habiter de se sortir de l’isolement, de socialiser, de conserver leur autonomie plus longtemps et de profiter de soins et d’assistance dans un endroit plus convivial qu’un milieu institutionnalisé. La Résidence du Havre avait une excellente réputation et comme les résidences membres du RQRA, elle était essentielle pour sa communauté.

La disparition de cette résidence nous fait cruellement prendre conscience de l’impact de toutes les nouvelles réglementations dans notre industrie. La certification des résidences privées, entrée en vigueur l’année dernière, est une loi complexe. Et comme toute nouvelle loi, elle comportera invariablement des lacunes dans sa mise en application. Les instances gouvernementales devraient donc s’assurer de mettre en place un processus continu de validation et de suivis au cours des premières années d’application de cette loi. Elles se devront d’écouter les aînés, les propriétaires de résidences et les CSSS, c’est-à-dire les principaux acteurs concernés, afin d’y apporter les ajustements qui s’imposent.

gicleurs

Quant à l’obligation d’installer des gicleurs dans toutes les résidences, oui, je réitère que c’est un incontournable. Au cours des deux dernières années, le RQRA a demandé, à plusieurs reprises, une aide financière à notre gouvernement afin de permettre aux résidences n’étant pas pourvues de gicleurs (souvent les plus anciennes ou les plus petites ayant des moyens limités) d’installer ce type de système. Nous continuerons de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour supporter les membres sur cette question.

Une évolution à vitesse grand V

Il est important de se rappeler que notre industrie est jeune. Je me souviens, il y a à peine 30 ans, qu’elle était principalement constituée de petites maisons et de motels transformés, représentant moins de 10 000 unités dans toute la province. Aujourd’hui, nous sommes passés à plus de 130 000 unités ! L’offre s’est également diversifiée et comporte maintenant des immeubles tous plus différents les uns que les autres, parfois sur plusieurs étages, offrant de multiples services aux résidents, de même qu’une main-d’œuvre plus qualifiée. Au Québec, c’est près de 20 000 employés qui travaillent dans nos résidences quotidiennement.

L’industrie se professionnalise très rapidement, et ce, tout en améliorant la qualité de ses lieux et de ses services. De là, l’importance de bénéficier d’une offre plus étendue et plus variée afin que nos parents et grands-parents puissent avoir du choix au moment de magasiner leur lieu d‘hébergement. On convient de l’importance du choix pour atteindre les plus hauts standards de qualité.

Au Québec, les résidences privées possèdent le taux de fréquentation le plus élevé au monde. En effet, 18,6 % des personnes âgées de plus de 75 ans choisissent d’y vivre. Dans le reste du Canada, ce taux est de 7 % seulement, avec des loyers plus chers. Ces chiffres démontrent que nous faisons déjà très bien notre travail. Que l’offre répond bien à la demande.

Je suis très fier de notre industrie. Et je serai d’autant plus fier de contribuer à l’améliorer davantage. Je demeure persuadé que c’est à nous, avec la précieuse collaboration des instances gouvernementales, d’améliorer le « qualimètre » de bonheur dans les résidences. Le secteur privé et les instances gouvernementales doivent absolument travailler main dans la main afin que nous puissions continuer de répondre adéquatement aux besoins grandissants d’une société confrontée au vieillissement accéléré de sa population. Notre industrie a su démontrer qu’elle pouvait évoluer rapidement. Elle est appelée à se transformer encore davantage, car la personne âgée de demain n’aura pas les mêmes exigences que celle d’hier.

Au-delà de tout ce que l’on a dit sur cette nuit à la fois brûlante et glaciale qui a secoué toute une communauté tissée serrée et qui nous a tous profondément ébranlés, notre rôle, comme propriétaires de résidences demeurera toujours de maximiser la qualité de vie de ceux qui nous ont précédés. Nous souhaitons que le gouvernement aide les aînés à pouvoir rester plus longtemps dans nos complexes, en milieu non-institutionnalisé, le chez-soi qu’ils ont choisi. En attendant, nos pensées et nos prières sont avec les gens de L’Isle-Verte.

 

Luc Maurice,
président du CA du RQRA

 

N.D.L.R: Le texte ci-dessus a été publié dans le webzine l'Adresse du RQRA, paru le 31 Janvier 2014. Pour voir le texte original, cliquez içi.

Laissez votre commentaire

Bonjour Monsieur,
Logeant dans Les Promenades du Parc depuis novembre 2012, j'ai fait les suggestions suivantes hier à votre d.g. d'ici. 1-que l'entrée à la salle de quilles ne soit permise qu'à 21h au lieu de 21h30 comme semble le vouloir le règlement dans vos résidences. 2- qu'aucun appartement dans vos résidences ne soit situé directement au dessus des allée de quilles, surtout là où les boules font tomber les quilles causant alors un bruit infernal de billots dans une scierie. C'est malheureusement mon cas ici. L'avoir su, je n'aurais pas signé de bail pour mon appartement ici. Croyez moi, ce n'est pas reposant d'entendre du matin au soir le fracas de boules sur des quilles. J'ai bien hâte de lire votre réponse concernant mes deux suggestions. Merci bien de l'attention que vous m'accorderez.
Gilles Morin (bientôt 82 ans)

0

    Merci beaucoup de vos commentaires Mr. Morin. Nous en prenons bonne note et nous nous assurerons que vous obtiendrez vos réponses rapidement. Nous sommes désolés des inconvénients que vous subissez par rapport au bruit provoqué par les allées de quilles. Cette problématique n’est pas, en notre connaissance, chose commune dans nos autres complexes.
    Nous comprenons que vous avez émis ces recommandations auprès de Mr. Parent, le directeur général des Promenades du Parc. Vous pouvez compter sur lui, il donnera suite à vos requête dans les meilleurs délais possibles. Et toute mon équipe lui offrira le support requis, s’il y a lieu.

    0