Paroles à nos résidents

Mme Johanne Quesnel, résidente à L’Image d’Outremont

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Johanne Quesnel, résidente de L'Image d'Outremont à Montréal, nous a rencontrés pour nous parler de son parcours passionnant et hors du commun. Cette pionnière montréalaise nous raconte pourquoi elle a choisi de vivre en résidence, une décision qu'elle considère un succès et qu'elle encourage ses amis à prendre. 

 

Bonjour Madame Quesnel, parlez-nous un peu de vous, de votre parcours, vos accomplissements, vos passions...

Je suis une enfant de Montebello dans l’Outaouais, c’est là que j’ai fait mes études primaires. Dans la famille de mon père comme dans celle de ma mère, il était important que les filles étudient. J’ai des grandes cousines qui étaient médecins, ingénieures, etc.

On m’a envoyé à Montréal, car mes grands-parents maternels vivaient là, j’ai donc fréquenté le pensionnat d’Outremont. J’ai fait ce qu’on appelait, dans le temps, le cours classique et en sortant du collège, je pensais faire médecine mais, c’était trop long et trop coûteux. Je me suis informée à Québec sur le programme de bourses et il m’a été répondu qu’il n’y avait qu’une seule bourse pour les filles et c’était pour HEC Montréal. Je m’y suis donc inscrite pour le cours qui commençait à l’automne. J’étais la seule fille de toute l’école ! J’ai été très bien traitée par mes confrères, ils ont vraiment été très chics avec moi, je ne peux pas me plaindre.

En sortant de HEC, j’ai rencontré mon futur mari qui terminait ses études en médecine, donc plus vieux que moi et qui avait hâte de se marier. Une fois mon baccalauréat en sciences commerciales complété, je suis devenue vérificateur à l’impôt provincial, le bureau de Montréal venant d’ouvrir. J’étais la seule femme vérificateur face à cent hommes.  J’ai travaillé là quelques années jusqu’à ce que ma fille aînée naisse. Ensuite, nous sommes allés aux Etats-Unis où mon mari a terminé sa résidence en urologie.

Lorsque nous sommes revenus à Montréal, j’avais trois enfants. J’ai attendu qu’ils grandissent un peu et je suis retournée à HEC faire des études de deuxième cycle et là, on m’a offert un emploi. Moi, qui pensais faire un travail comptable, j’ai finalement été responsable des communications et par la suite on m’a demande de créer le service des relations publiques. C’est comme ça que j’ai rencontré les journalistes de Montréal. J’ai gardé ce poste durant dix ans, c’est une belle expérience !

 

 

Comment et pourquoi avoir décidé de vivre en résidence ?

J’ai pris la décision de vivre en résidence alors que mon mari était décédé depuis quelques temps. Mais j’y pensais depuis un moment déjà. Ma fille était bien heureuse que je prenne cette décision et était complètement d’accord avec ce choix. Mes deux autres enfants, qui vivent loin d’ici, étaient eux aussi, heureux de me savoir en sécurité. Je cherchais la sécurité pour moi et la tranquillité d’esprit pour eux car, par le passé, je me suis occupée pendant des années de mes parents. C’est une des raisons qui a fait que je ne suis pas retournée au travail aussi rapidement que ce que j’aurais aimé.

Salon de l'Image d'OutremontMa décision s’est avérée être un gros succès car, quelques temps après mon installation, on a détecté un cancer du sein à ma fille qui vit à Montréal. J’étais bien contente qu’elle n’ait pas à se soucier de moi et qu’elle puisse se concentrer sur sa santé. Il y a aussi une question d’âge, j’ai 83 ans, ma décision n’était pas prématurée. Je pense avoir pris la décision au bon moment. J’avais vendu mon condo au sanctuaire du Mont-Royal pour louer un appartement près du CHSLD où était mon mari car, à la fin,  il était invalide. Lorsqu’il est décédé, j’ai appris la leçon et me suis dit qu’il fallait vraiment penser à tout ça et faire des choix avant qu'il ne soit trop tard. Je dis souvent à des amis que s’ils attendent encore 5 ans, ce ne sera pas plus facile. Je suis ici depuis seulement un an,  j’ai convaincu pas mal d’amis de venir et cinq d’entre eux sont venus me rejoindre à la résidence. Ils disaient, si tu aimes vivre ici, nous aussi on va aimer !

Le choix de L'Image d’Outremont a été facile car j’ai grandi dans le quartier, j’y ai étudié et nous avons habité ville Mont-Royal jusqu’à ce que nos enfants quittent le nid. J’ai tous mes repères ici. Je fais mes courses aux mêmes endroits qu’avant. Je croise les mêmes gens dans la rue.

Résidence L’Image, Outremont, grand montréalL’accueil que j’ai reçu lorsque je suis venue visiter a vraiment été chaleureux. Madame Lessard (dir. générale à L'Image) et monsieur Daigle (resp. location à L'Image) ont réussi à me convaincre. J’aime l’ambiance calme et paisible. Les autres résidents sont toujours sympathiques mais jamais envahissants. Je me sens chez moi dans mon appartement et si j’ai le goût de faire autre chose, je regarde le programme de la semaine et fais mes choix. J’apprécie les occasions d’activités, on nous demande souvent notre avis et on est libre de participer ou non. J’ai retrouvé des activités que j’appréciais avant comme la gym; j’ai toujours été sportive et active. J’aime aussi la musique : j’ai pris des leçons de piano et de chant par le passé et on a souvent la visite d’artistes à la résidence. On dispose d’un cinéma aussi et j’en profite beaucoup ! J’aime aussi l’ambiance de la salle à dîner et la nourriture est tellement bonne que je ne reçois plus à la maison, je profite de ce service. D’ailleurs, récemment, j’ai organisé un brunch de famille dans la salle à dîner, toute la famille était réunie, quatre générations autour de la table. Après cela, mes enfants m’ont tous dit à quel point ils étaient rassurés de me savoir ici.

 

Je conseille aux gens de visiter plusieurs endroits ce qui permet d’identifier ce qu’ils aiment, ce qu’ils cherchent mais toujours garder en tête qu’il vaut mieux prendre la décision lorsque l’on va bien. Une fois le déménagement fait, il faut se laisser le temps de s’adapter car c’est une nouvelle vie. Souvent l’un des deux conjoints est décédé ou alors on a vécu une épreuve difficile. Parfois notre santé est moins bonne. Alors il faut trouver de nouveaux repères et s’adapter tranquillement. Je suis satisfaite de ma vie ici et lorsque je le suis moins, je sais où aller me plaindre et je suis toujours entendue, ce qui est important à mes yeux.

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