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Série Les Pionniers : Les Fidèles

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Article tiré du magazine du Groupe Maurice « L’Innovateur », Octobre 2018, no 2

 

Voici les pionniers de l’entreprise, les premières personnes à y avoir œuvré, habité ou investi, fidèles, uniques et visionnaires depuis maintenant 20 ans. Ils nous ont ouvert leur boîte à souvenirs afin de nous raconter, avec bonheur et générosité, la singularité des balbutiements de ce qui allait devenir Le Groupe Maurice d’aujourd’hui.

 

LES FIDÈLES

 

Lyne Boudreau est aujourd’hui chef de service – loisirs aux Résidences du Marché. François Tisseur, quant à lui, est directeur finances au siège social du Groupe Maurice. Tous deux se sont engagés au sein de l’entreprise il y a près de 20 ans. Qu’est-ce qui a convaincu ces deux pionniers à demeurer dans l’aventure aussi longtemps ?

 

 

Comment êtes-vous arrivés au Groupe Maurice, il y a de cela près de 20 ans ?

Lyne Boudreau : J’avais vu une annonce dans le journal qui mentionnait qu’une résidence allait bientôt ouvrir près de chez moi. Je travaillais dans une garderie, mais j’avais suivi un cours de préposée aux bénéficiaires. Je suis donc allée soumettre ma candidature aux Résidences du Marché, à la fin de l’été 2000. C’est monsieur Maurice qui m’a passée en entrevue ! J’ai été préposée aux bénéficiaires pendant trois ans, puis je suis devenue récréologue, poste qui se nomme aujourd’hui « chef de service — loisirs. »

François Tisseur : Moi, j’ai débuté le 11 mars 2002.

 

Wow ! C’est précis !

Tisseur : J’étais contrôleur financier pour le beau-père de Luc Maurice. La construction du Notre-Dame, la deuxième résidence du Groupe Maurice, allait démarrer et Michel Toupin, directeur du Fonds commun de placement des régimes de retraite de l’Université Laval, le seul partenaire financier de l’entreprise à l’époque, lui avait fortement recommandé d’engager un vrai comptable. Il m’a donc appelé. Il faut savoir que Luc est un excellent développeur, un gars plein d’idées, mais la paperasse, c’est pas sa force ! (rires)

 

C’était comment aux Résidences du Marché, au tout début ?

Boudreau : Tout était à faire, à définir, même au niveau de nos rôles. Dans le temps, je donnais des médicaments à des patients même si je n’étais pas infirmière. Imaginez !

Tisseur : À l’époque, ce n’était pas réglementé comme aujourd’hui.

Boudreau : Les lois sont arrivées quelques années plus tard, en effet. Il y a bien des choses qu’on a faites ici, en dehors de notre définition de tâches, pour que ce soit fonctionnel et que les résidents soient heureux. François a même été serveur ! J’ai des photos ! (rires)

Tisseur : C’est vrai ! On donnait un coup de main quand il y avait des événements en résidence.

Boudreau : Pendant que je travaillais, Serge, mon mari, venait faire du bénévolat ici. Il s’amusait vraiment avec les résidents. Le salon, qui était la salle à manger à ce moment, était rempli le samedi soir. Serge apportait des chips et de la liqueur, et ils jouaient aux cartes parfois jusqu’à minuit ! (rires) C’est pour ça qu’on dit que l’ambiance de la résidence est familiale. Mon mari et moi, on se sent chez nous ici. Les résidents, c’est notre famille. En près de 20 ans, on a manqué seulement deux veilles de Noël !

 

Vous mettiez la main à la pâte dans tout, donc ?

Tisseur : Dans tout. Le concierge n’était pas toujours présent au début, alors quand il y avait une panne de courant, j’arrêtais de faire de la comptabilité et j’allais voir s’il y avait un problème avec les disjoncteurs.

Boudreau : On devait parfois laver le plancher lorsqu’il y avait un dégât d’eau et aller servir des soupes pour donner un coup de main en cuisine. C’était comme ça au début. On s’assurait que tout fonctionne au meilleur de nos capacités.

 

Pourquoi êtes-vous restés ? Ça ne devait pas être évident tous les jours ?

Tisseur : Pour l’ambiance chaleureuse et les amitiés qu’on a créées... pour l’âme de la résidence en fait. C’était vraiment familial. Il y avait beaucoup d’entraide entre les employés. On est des personnes passionnées…

Boudreau : … de coeur…

Tisseur : … et qui aimons les retraités !

Boudreau : J’ai la même passion qu’au tout début. Je dis souvent aux résidents que quand je vais devenir malcommode, il faudra me le dire, parce que ça voudra dire que je ne suis plus à ma place.

 

Qu’est-ce qui a changé entre le début du Groupe Maurice et aujourd’hui ?

Tisseur : Ce qui a beaucoup changé, je trouve, c’est la quantité et la qualité du personnel, tant en résidence qu’au siège social. Au début, on se débrouillait comme on pouvait selon nos connaissances et les ressources disponibles. On travaillait tous ensemble au même endroit : on ne faisait qu’un ! Maintenant, les rôles de chacun se sont professionnalisés. Nous sommes devenus des spécialistes, alors qu’avant, on était plus généralistes, autant en résidence qu’au siège social. C’est fantastique de voir à quel point on est devenus une grosse entreprise !

Boudreau : De mon côté, je te dirais que je ne fais pas le même genre d’activités et d’animation qu’il y a quinze ans. La clientèle a vieilli au même rythme que la résidence, ce qui est tout à fait normal. Les résidents n’ont plus les mêmes intérêts qu’avant. On inclut donc davantage d’activités comme des ateliers de dextérité cognitive, des causeries ou des formations sur le mieux vieillir dans notre programmation.

Tisseur : La qualité des services s’est améliorée aussi. On veut toujours progresser au Groupe Maurice. On doit s’adapter à la clientèle qui, elle, évolue sans cesse. Donc, dans tous nos secteurs d’activités, on ne fait plus les choses de la même manière. Les services se sont informatisés, entre autres, afin d’être plus efficaces.

 

Qu’est-ce qui a été perdu ou gagné en cours de route au Groupe Maurice ?

Tisseur : On vit plus de pression qu’avant, c’est certain. Premièrement, on a vu arriver la compétition ; il n’y en avait pas au début de l’entreprise. Puis, on a le souci constant de nous améliorer et de plaire à la clientèle. Donc, on en fait toujours plus, et on le fait mieux. Ce qu’on a gagné, c’est une grande expertise dans le domaine des résidences pour retraités et beaucoup plus d’efficacité.

Boudreau : La réceptionniste est arrivée, comme moi, au tout début de la résidence. Elle connaît tout le monde ici, les habitudes de chacun ainsi que les mœurs et coutumes de l’endroit. C’est de plus en plus rare des gens comme ça qui sont là depuis aussi longtemps. Ce qui est bien, à l’inverse, c’est qu’on a beaucoup plus de ressources pour combler nos besoins.

Tisseur : Bien des choses sont différentes aujourd’hui. Au début, notre cœur était là, mais on manquait d’expérience et de personnel. Par exemple, Luc et moi avons pris part à la construction du Notre-Dame ! Je me souviens que pendant un mois, je n’avais pas fait de comptabilité parce qu’il fallait donner un coup de main pour faire l’inventaire des appartements réservés et des matériaux. On devait utiliser les escaliers pour nous déplacer parce que les ascenseurs étaient réservés aux travailleurs de la construction. J’avais perdu dix livres à monter et descendre les marches ! (rires) On a même dormi dans la salle d’art, sur un petit matelas par terre, pour assurer la sécurité de la résidence, parce que les portes d’entrée n’avaient pas de poignées ! Toi aussi, t’as vécu ça, Lyne !

Boudreau : Pas moi, mais Serge, mon conjoint. Il a lui aussi dormi aux Résidences du Marché avec monsieur Maurice pour surveiller l’endroit ! (rires)

Tisseur : Je trouve qu’elle est surtout là, la différence : on ne peut plus s’impliquer comme avant dans des tâches connexes parce qu’on est très sollicités dans le cadre de nos fonctions respectives. Et puis, des professionnels sont désormais engagés dans chaque département dès qu’il y a un besoin. Dans le temps, on ne pouvait pas, par exemple, se permettre d’embaucher un gardien de sécurité. On se débrouillait comme on pouvait. Écoute, des histoires comme ça, il y en a tellement à raconter !

 

C’est certainement parce que vous avez toujours cru en la cause que vous êtes encore ici après toutes ces années !

Tisseur : Oui. On n’a jamais compté nos heures. Ça nous a toujours fait plaisir d’aider…

Boudreau : … parce qu’on pensait au bonheur des résidents avant tout. Tout ce qu’on a toujours fait, c’est pour eux. Je me souviens ce que m’a dit monsieur Maurice un jour : « C’est ma première résidence. Laissez-moi une chance. On commence comme ça, puis on verra où ça nous mènera. » Regardez ce qu’on est devenus, 20 ans plus tard ! Je n’ai jamais regretté d’y avoir cru.

Félicitations!...

Il n'y a que ST-HYACINTHE qui n'a pas de résidence du Groupe Maurice.....À QUAND?????

Une réponse ferai plaisir.....

F Dupont

    Bonjour Mme Dupont, Malheureusement, pour l'instant, nous n'avons pas de projet dans la région de St-Hyacinthe. Nous vous invitons à vous inscrire à l'Infolettre pour recevoir les dernières nouvelles sur les nouveaux projets. Merci de nous lire !

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