Mélanie St-Germain prend la direction générale de Vent de l’Ouest
Depuis la fin février, Mélanie St-Germain est la nouvelle directrice générale de la résidence Vent de l’Ouest. Animée par le désir sincère de contribuer au bien-être de chacun, elle espère tisser des liens durables avec les résidents et les membres de son équipe. Rencontre avec une gestionnaire profondément humaine, guidée par la bienveillance et l’intégrité, deux valeurs qui lui sont chères.
Mélanie, votre parcours professionnel est atypique. Pourriez-vous nous en parler un peu ?
J’ai grandi dans une famille très active dans le milieu des affaires, ce qui m’y a exposée très tôt. Cela dit, mon parcours n’a rien eu de linéaire. Plus jeune, je me suis intéressée à plusieurs domaines : l’histoire de l’art, les finances et les communications. Toutefois, mon vrai rêve était d’ouvrir mon propre restaurant. Après avoir travaillé comme directrice commerciale pour un concessionnaire automobile, je suis devenue propriétaire d’un bistrot. J’avais 24 ans, et cette expérience m’a appris à composer avec des personnalités variées. Après avoir vendu mon restaurant six ans plus tard, je suis revenue dans ma région natale – la Montérégie – pour donner un coup de main à mon grand-père, qui possédait un club de golf. Une fois la restructuration de son entreprise terminée, j’ai poursuivi ma carrière dans l’hôtellerie, et je dois dire que ça a été un formidable tremplin pour moi. Là, j’ai eu l’occasion de développer ma capacité à gérer une foule d’aspects en même temps : les opérations, le service, l’entretien, les équipes… Quand j’y repense, je réalise à quel point ce parcours m’a préparée à mon rôle de directrice générale à Vent de l’Ouest.
Justement, qu’est-ce qui vous stimule dans le rôle de directrice générale ?
La connexion avec les gens est une grande source de motivation. J’ai aussi le désir de bien, voire de toujours mieux faire les choses, parce que j’accorde de l’importance à l’amélioration continue. Je veux offrir un milieu sain, sécuritaire et rassurant aux résidents. Mon rôle, à Vent de l’Ouest, c’est de faire en sorte qu’ils puissent vivre sereinement chez eux. En tant que directrice générale, je vais veiller à ce que tout roule comme sur des roulettes.
Quelles qualités ou approches personnelles font, selon vous, votre force en tant que gestionnaire ?
Dans la vie, je crois profondément en la bienveillance, en l’empathie et en l’écoute, et je pense posséder ces qualités. J’ai aussi le désir d’aider les membres de mon équipe à s’épanouir et à se développer. Selon moi, ça favorise la rétention, un aspect crucial dans un milieu de vie comme une RPA, et ça renforce le sentiment de sécurité chez les résidents. Je mise beaucoup sur l’écoute véritable. Pour moi, écouter signifie bien plus que d’entendre quelqu’un. C’est d’abord accueillir l’autre, puis tenter de comprendre ce qu’il traverse et, enfin, l’aider à trouver des solutions.
Pourquoi avez-vous décidé de travailler en RPA ?
En hôtellerie, les gens sont de passage, alors que, dans une résidence, nous bâtissons des liens qui s’inscrivent dans le temps. J’avais envie de cette connexion plus profonde, mais aussi d’apprendre, d’aider et de donner au suivant. Travailler en RPA m’apparaissait donc naturel à ce moment-ci de ma vie.
Et qu’est-ce qui vous a interpelée chez Le Groupe Maurice ?
Ce sont ses valeurs. L’intégrité est l’une de celles qui me touchent le plus, parce que la transparence et l’honnêteté comptent vraiment à mes yeux. Je crois qu’au-delà du savoir-faire, le savoir-être et le savoir-dire sont essentiels. On peut dire beaucoup de choses dans la vie, mais il faut savoir comment le faire correctement. Je pense aussi qu’il est important d’être capable d’expliquer ses décisions et d’en démontrer les bénéfices aux gens. La collaboration fait également partie de mes valeurs, car j’aime impliquer les personnes qui m’entourent dans la prise de décisions. Ça facilite grandement l’acceptation des changements, même si je sais bien qu’il est impossible de plaire à tout le monde tout le temps.
Comment décririez-vous votre relation avec les personnes plus âgées ?
Je vais faire de mon mieux pour ne pas laisser mes émotions prendre le dessus… Ma grand-mère paternelle a été ma meilleure amie dès mon plus jeune âge. Nous faisions tout ensemble. C’est avec elle que j’ai assisté à mon premier concert sous les étoiles et à ma première aurore boréale. Elle venait me chercher après l’école pour patiner. Tous les samedis matin, nous faisions du bénévolat à Sainte-Justine. J’ai passé beaucoup de temps à ses côtés… Nous étions très complices, et je pense qu’elle serait très fière de voir où je suis rendue aujourd’hui. Grâce à cette relation privilégiée, le lien avec les personnes plus âgées m’apparaît naturel, et j’ai à cœur de leur apporter la confiance et la tranquillité d’esprit dont elles ont besoin.
D’ailleurs, comment comptez-vous créer des liens avec les résidents ?
Je pense que je vais réussir à créer des liens en passant du temps avec eux. Bien sûr, j’ai beaucoup de choses à apprendre et à comprendre en tant que directrice générale, mais je veux être présente dans leur quotidien, participer à leurs activités, aller à leur rencontre, prendre le temps de discuter avec chacun d’eux… Je suis une personne hyper souriante et aimante, et j’espère que les résidents vont sentir ma bonne humeur et ma volonté de bien faire.
Quel message désirez-vous transmettre aux résidents de Vent de l’Ouest ?
J’ai le goût de leur dire qu’ils sont ma nouvelle famille. Mon équipe et moi, nous sommes là pour les accompagner et les écouter. Ensemble, nous allons nous assurer de leur bien-être au quotidien afin qu’ils se sentent pleinement chez eux, en sécurité et en confiance.
Enchaînons maintenant avec des questions plus légères. Que faites-vous pour vous détendre ?
Je ne relaxe pas souvent, parce que je suis une personne très active. (rires) Cela dit, j’adore cuisiner. J’aime aussi faire du bateau et de la moto ! Avoir les cheveux dans le vent, ça fait sortir le méchant ! (rires)
Qu’est-ce qui vous fait sourire à coup sûr ?
Je suis vraiment une personne très souriante de nature, même quand je rencontre des difficultés ! J’essaie toujours de voir les choses du bon côté. Je crois que ça me vient de mon père, qui m’a appris qu’il y a toujours des solutions, malgré les embûches.
Quel livre se trouve actuellement sur votre table de chevet ?
J’ai une trilogie de Lucy Score, une autrice de romans à l’eau de rose. Les histoires légères me permettent de décrocher du quotidien.
Quel proverbe vous guide chaque jour ?
Je dis souvent qu’il n’y a pas de hasard; il n’y a que de rendez-vous, parce que je suis convaincue que tout arrive pour une raison !
Quelle célébrité vous inspire ?
Je pourrais nommer Michelle Obama, parce que j’admire sa force et sa détermination, mais la personnalité qui m’inspire le plus est Walt Disney. Son parcours me parle beaucoup : il a connu des refus et des échecs, mais il a su se relever et construire un empire. Pour moi, un refus ne veut pas dire la fin. Au contraire ! Ça peut devenir un moteur pour aller plus loin.
Si vous aviez une baguette magique, que feriez-vous ?
J’aimerais pouvoir lire dans les pensées des gens pour mieux comprendre ce qu’ils vivent, ce qu’ils ressentent et ce dont ils ont besoin. Ce serait une façon d’éviter bien des conflits et des souffrances, à petite comme à grande échelle.
Mélanie St-Germain, merci pour ce bel entretien. Nous vous souhaitons tout le meilleur dans cette nouvelle aventure au sein du Groupe Maurice !