Entrevue avec Joëlle Beaulieu, directrice générale du Savignon

Depuis le mois de décembre 2025, Joëlle Beaulieu occupe le poste de directrice générale à la résidence Le Savignon dans l’arrondissement Lachine, à Montréal. Reconnue pour sa bienveillance et sa douceur, elle rêvait depuis longtemps de travailler dans le milieu des RPA. C’est donc avec enthousiasme qu’elle a entamé ce nouveau chapitre de sa carrière. Rencontre avec une femme au cœur d’or!

 

Joëlle, parlez-nous de votre cheminement professionnel.

J’ai passé une bonne partie de ma carrière dans l’industrie hôtelière, puis, en 2019, j’ai transité vers les ressources humaines. Au cours des dernières années, j’ai fait énormément de gestion d’équipe et d’accompagnement. En RH, nous nous retrouvons souvent dans des zones grises, et j’ai soutenu des gestionnaires dans des situations complexes. Petit à petit, j’ai rempli mon coffre à outils, et je pense que les compétences que j’ai acquises me permettront de bien jouer mon rôle de directrice générale.

 

D’ailleurs, qu’est-ce qui vous a amené à choisir le milieu des RPA ?

J’ai ressenti le besoin de me rapprocher des gens et du terrain. C’est ce dernier aspect qui me manquait le plus, et le milieu des résidences pour personnes aînées m’intéresse depuis longtemps. Je dirais que Le Groupe Maurice a vraiment été un coup de cœur professionnel. Sa mission, sa vision et ses valeurs me touchent beaucoup, et j’avais le sentiment que Le Groupe Maurice et moi serions un bon match. Alors, quand l’occasion de travailler pour cette entreprise s’est présentée, je n’ai pas hésité une seconde ! En plus, Le Savignon se trouve à 10 minutes de chez moi : j’habite dans le coin depuis près de 20 ans, ce qui fait que je connais très, très bien le quartier. Je trouve ça fabuleux, et quand il y a des situations à gérer en dehors des heures de bureau, c’est un avantage indéniable ! Le Savignon, c’est un peu le prolongement de ma maison.

 

Que trouvez-vous le plus valorisant dans le fait de travailler avec les personnes plus âgées ?

C’est de savoir que ce que notre équipe et moi faisons au quotidien peut avoir un effet positif et concret sur leur bien-être. Depuis mon arrivée, j’ai établi une petite routine durant laquelle je prends le temps de jaser avec les résidentes et les résidents. Ces échanges, même simples ou ponctuels, me permettent de mieux comprendre leurs besoins réels et de contribuer à leur qualité de vie.

 

Justement, que vous procurent les personnes plus âgées sur les plans personnel et professionnel ?

Il y a un enrichissement personnel incroyable, parce qu’elles me donnent de leur temps. Les conversations que nous avons portent sur la résidence, bien sûr, mais aussi sur leur parcours et leur expérience de vie. Elles me parlent également de l’actualité, et j’aime entendre leurs points de vue, puisque ça me permet d’apprendre, et même de réfléchir autrement. Je dois dire qu’en arrivant au Savignon, j’ai senti une vague d’amour spontanée. Les gens sont tellement généreux et ils donnent un sens à mon travail. J’aime savoir que les décisions que nous prenons, les chefs de service et moi, vont contribuer à changer la donne pour les résidents. Je trouve ça tellement motivant.

 

Quels éléments de votre parcours vous seront utiles au Savignon, selon vous ?

Mon expérience en gestion hôtelière va certainement m’être utile, parce qu’il y a beaucoup de similitudes sur le plan opérationnel. L’aspect « accompagnement des équipes », que j’ai acquis au fil des ans, est aussi très précieux, selon moi. Comme je le mentionnais plus tôt, mes expériences diverses m’ont permis de remplir ma « boîte à outils » et de mieux préparer à ce beau défi. Évidemment, je dois me familiariser avec ce nouveau milieu, et j’ai besoin de connaître les préoccupations et les préférences des résidents pour y arriver.

Mon parcours en ressources humaines m’a permis d’évoluer dans des milieux variés et complexes, souvent marqués par des changements rapides et des zones grises. Au cœur de ces contextes, la qualité des relations humaines et la capacité à créer des liens de confiance ont toujours été essentielles. Je pense que ces expériences m’aident à m’intégrer plus facilement dans mon nouvel environnement. En d’autres mots, j’ai une bonne capacité d’adaptation.

 

Outre cette capacité d’adaptation, quelles sont vos principales forces et qualités ?

Je suis une personne qui se distingue par sa rigueur, sa cohérence et sa sensibilité. La collaboration est importante pour moi, et l’on me décrit souvent comme une personne humaine, calme et attentive. En RH, il faut être capable d’écouter toutes les parties pour trouver des solutions. La conciliation et la médiation font donc partie de mes forces.

 

En terminant, avez-vous un message à transmettre aux résidents du Savignon ?

Tout d’abord, j’aimerais exprimer ma gratitude pour l’accueil chaleureux que j’ai reçu. Les échanges sincères que les résidents et moi avons depuis mon arrivée me font très plaisir. Pour moi, c’est important de savoir ce que les gens pensent. Leurs opinions sont précieuses, car elles permettent à notre équipe d’avancer et de grandir. Finalement, je tiens à ce que les résidents sachent que je suis honorée de faire partie de la communauté du Savignon et que j’ai envie qu’ils vivent une expérience enrichissante ici.


Merci de vos réponses, Joëlle. Maintenant, passons à une série de questions plus légères.

Quel est votre sport préféré ?

Je fais du pilates et du yoga à la maison. Comme ce n’est pas compliqué, ça me permet d’insérer ça facilement dans mon horaire. Mais si je veux vraiment me faire plaisir, je planifie des randonnées en nature, parce que ça m’énergise ! En plus, ça me permet de découvrir les beaux paysages du Québec.

Quelle chanson vous émeut le plus ?

Pour moi, la musique, c’est super important : elle m’accompagne au quotidien. Choisir un titre, c’est donc difficile, mais la chanson Noël au camp de Tex Lecor, c’est un classique dans ma famille. Les paroles me font penser à mon grand-père paternel, qui a travaillé dans les camps de bûcherons. C’est aussi toute une partie de notre histoire qui est racontée dans cette chanson-là, et ça témoigne d’une génération qui a été extrêmement résiliente. J’en parle, et je suis émue !

Quel plat pourriez-vous manger tous les jours sans problème ?

La lasagne de ma mère ! Je suis très gourmande, et j’adore la nourriture et la gastronomie. Essayer de nouveaux plats, j’aime ça, mais la lasagne, c’est mon classique, peut-être parce que ça me rattache à mon enfance.

Quel livre se trouve sur votre table de chevet en ce moment ?

Je viens de terminer Tout est ori de Paul Serge Forest. Vous le savez : parfois, il faut lire plusieurs chapitres avant d’embarquer dans une histoire. Ce n’est pas le cas avec ce roman-là. Dès les premières pages, j’ai été absorbée par son univers et ses personnages très singuliers, et ça m’a donné envie d’aller sur la Côte-Nord l’été prochain, avec ma famille.

Avec quelle personnalité connue aimeriez-vous partager un repas ?

J’aurais aimé rencontrer l’anthropologue Serge Bouchard, qui animait l’émission de radio C’est fou aux côtés de Jean-Philippe Pleau. La façon dont cet homme présentait les choses nous amenait à réfléchir autrement. Le moment où il faisait la lecture de son texte de la semaine coïncidait avec notre retour du chalet… C’était réconfortant, et sa voix, pleine de sagesse, nous faisait voyager…

Justement, où aimeriez-vous aller en voyage ?

Au Japon ! C’est le pays qui me fascine le plus depuis l’adolescence. Les plats, les mangas, les animes, la culture… Aller là-bas avec mon mari et mes enfants, c’est sur ma bucket list !

Qui a été votre plus grand modèle ?

J’ai été très gâtée par mes grands-parents paternels. Ma grand-mère vit toujours – elle va avoir 100 ans bientôt – et je la vois toutes les semaines. Elle a vécu dans un milieu modeste, mais elle a veillé à ce que personne ne manque de rien. Elle tenait maison de façon impeccable, et elle m’a montré l’amour du travail bien fait.

Quel superpouvoir aimeriez-vous posséder, et qu’en feriez-vous ?

Je voudrais être capable d’insuffler une bonne dose d’empathie et de bienveillance à tous les humains. En ce moment, certains individus ou groupes prennent des décisions par intérêt personnel, et c’est très dommage. Je voudrais qu’ils aient le souci de l’autre.

 

Joëlle Beaulieu, merci pour ce bel entretien. Bienvenue au Groupe Maurice, et nous vous souhaitons le meilleur dans votre nouvelle communauté !