Le développement durable : l’affaire de tous

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À l’occasion du Jour de la Terre, nous avons eu le plaisir de nous entretenir avec Marc Ouimet, vice-président adjoint, responsable de la gestion d’actifs, de la mise en exploitation et du développement durable au sein du Groupe Maurice. Ce dernier a accepté de nous dévoiler la vision et les projets de l’entreprise visant à favoriser un monde plus respectueux de l’environnement.

Marc, quel est le positionnement du Groupe Maurice en matière de durabilité environnementale?

Ça fait maintenant quelques années qu’on a intégré la philosophie ESG (Environnement, Social et Gouvernance) au Groupe Maurice. Sans le savoir, on avait d’ailleurs déjà incorporé plusieurs pratiques en ce sens, comme l’achat local des denrées alimentaires, par exemple. Notre contribution responsable et durable n’est pas seulement un objectif : c’est une démarche qui s’inscrit sur le long terme. Nous en sommes d’ailleurs à répertorier ces fameuses pratiques pour non seulement les faire rayonner, mais surtout bâtir sur ces fondations.

La prise de conscience des effets du changement climatique doit se faire à tous les niveaux et il est crucial d’adapter nos pratiques pour aligner nos actions avec les enjeux environnementaux. On souhaite adopter concrètement le concept des 3 RV, à savoir Réduction, Réemploi, Recyclage, Valorisation. Il y a un grand travail de conscientisation à faire auprès de la population et je pense que Le Groupe Maurice est capable d’assumer un certain leadership dans ce domaine, en particulier au sein même des RPA.

En quoi le développement durable est-il si important pour Le Groupe Maurice ?

Préserver notre écosystème est une préoccupation mondiale, c’est certain ! Pour Le Groupe Maurice, il s’agit de contribuer à maintenir l’intégrité de notre environnement, mais également de répondre aux attentes croissantes des résidents et des employés à cet égard.

La notion de développement durable est assez récente dans le secteur des RPA, mais ô combien essentielle… tant sur le plan social que sur le plan immobilier ! Les résidences conçues de façon écoénergétique ont une durabilité significative. Et si on a pris en compte le volet environnemental d’un bâtiment, ça signifie qu’on a également considéré les autres aspects essentiels à son bon fonctionnement tels que les services, l’expérience client, l’emploi et les finances. Ça indique par conséquent que le bien-être des résidents est optimisé au maximum et que la mission du Groupe Maurice est remplie. Tout le monde y gagne !

Quelles sont les actions du Groupe Maurice pour réduire son impact environnemental?

Cette année, on a plusieurs beaux projets ! Tout d’abord, on projette de remplacer la toiture de la résidence Le Cavalier pour améliorer son efficacité et son isolation, en utilisant des matériaux plus performants.

Ensuite, on prévoit de changer l’équipement de chauffage au gaz par des thermopompes à La Croisée de L’Est afin de réduire notre consommation d’énergie. Contrairement au chauffage au gaz qui a un ratio de 80 % de rendement énergétique, la thermopompe offre un ratio de 300 % d’efficacité, ce qui nous permet d’optimiser notre consommation tout en réduisant nos émissions de GES (gaz à effet de serre) ! Pour le moment, il s’agit d’un projet pilote. Si les résultats sont concluants, l’initiative sera étendue à d’autres résidences.

Aujourd’hui, 23 de nos complexes résidentiels sont dotés de bornes de recharge pour les véhicules électriques. Cette année, on projette d’ajouter 7 résidences à cette liste et d’augmenter le nombre de bornes dans les résidences déjà équipées.

En ce qui concerne la gestion de matières résiduelles, je suis heureux de vous dire que la majorité de nos résidents recyclent. En moyenne, une résidence du Groupe Maurice produit annuellement près de 300 kg de déchets par résident. Sur ces 300 kg, 47 % sont recyclables et on parvient à recycler 50 % de cette quantité, ce qui signifie que la moitié de ces déchets ne se retrouvent pas dans des sites d’enfouissement. On ne s’en rend pas nécessairement compte, mais c’est vraiment une très bonne nouvelle !

Actuellement les résidences Vast et 45Nord font le tri de matières organiques et suivant la réglementation, 9 résidences vont rejoindre cette initiative cette année : Ambiance, Elogia, L’Image d’Outremont, Les Jardins Millen, Le Savignon, Le 22, Station Est, ORA et Cornelius. Notre but à long terme étant bien sûr d’étendre ça à l’ensemble des résidences du Groupe !

Les réglementations environnementales municipales influent-elles nos initiatives?

On est effectivement tributaires des politiques municipales sur de nombreux aspects. Prenons les collectes des déchets : si un arrondissement ne ramasse pas les matières organiques ou le verre par exemple, leur traitement n’est pas optimisé. Si un citoyen tient vraiment à composter et recycler efficacement, il faut des installations pour gérer tout ça. On doit donc adopter des pratiques écoresponsables dans les municipalités où on sait que c’est possible de les mettre en application.

On est quand même sur la bonne voie, car la législation incite la mise en place d’initiatives écoresponsables. En plus des encouragements gouvernementaux actuels à passer aux véhicules électriques et des différentes collectes de matières résiduelles, notre stratégie au Groupe Maurice va plus loin en favorisant la proximité des résidences aux restaurants, épiceries et pharmacies pour réduire la dépendance à la voiture. Cette approche était déjà intégrée à notre modèle d’affaires et aujourd’hui, avec l’appui des municipalités, on peut accélérer l’adoption de pratiques écoénergétiques durables.

Comment l’organisation gère-t-elle sa consommation de ressources naturelles telles que l’eau, l’énergie et les matières premières?

Cette année, on a décidé de mesurer notre consommation d’énergie, d’eau, nos émissions de GES ainsi que notre production de matières résiduelles pour déterminer notre point de départ. On a déjà effectué une étude dans le passé et celle-ci viendra compléter la lecture précédente, ce qui nous guidera pour la construction de nos nouvelles résidences.

On a également commencé à installer des compteurs d’eau et on fait le contrôle annuel des gaz réfrigérants dans les systèmes de climatisation. Nos réfrigérateurs hors d’état de marche, quant à eux, ne sont pas envoyés dans des sites d’enfouissement, mais plutôt collectés pour être démantelés et recyclés. Saviez-vous que l’empreinte environnementale du gaz réfrigérant est 1000 à 11 000 fois plus importante que le CO2 ? C’est énorme !

Enfin, on confie le recyclage de nos équipements informatiques à un expert pour que les métaux lourds ne finissent pas dans des sites d’enfouissement, particulièrement néfastes pour la pollution des sols et des eaux souterraines.

Quels défis rencontrez-vous lorsque vient le temps d’implanter des initiatives environnementales au sein de l’entreprise?

Dans toutes les initiatives de développement durable, il est important de trouver le bon équilibre. Si on souhaite instaurer le tri des matières organiques par exemple, il faut considérer plusieurs éléments : l’endroit où entreposer les bacs bruns, l’utilisation de sacs en papier, l’installation de systèmes de réfrigération pour éviter les odeurs et l’entretien.

La perception des gens peut aussi être un frein. Certaines personnes se disent que leurs actions ne font pas de différence à l’échelle mondiale. Au Groupe Maurice, on part du principe que nos initiatives impactent notre province, notre ville, notre maison, nos enfants et nos voisins. C’est pour cette raison qu’on tient à faire notre part, et conscientiser les résidents et les employés en ce sens : chaque geste compte, même le plus petit.

 Il est essentiel d’y aller étape par étape dans ce qu’on est en mesure de faire, en considérant les coûts associés à la mise en œuvre de ces initiatives qui peuvent être très importants.

À l’inverse, quels facteurs facilitent la réalisation d’initiatives écoresponsables?

Je dirais que l’accueil favorable des résidents et des employés est une excellente motivation. La communication aide la gestion du changement ; l’essayer c’est l’adopter ! Cela nous encourage à mettre en place de plus en plus d’initiatives environnementales.

Et comme je le disais aussi tout à l’heure, il y a la législation. Saviez-vous que d’ici 2035, tout véhicule commercialisé au Canada devra être électrique ? Cela peut paraître coercitif, mais cette démarche va permettre d’adopter des habitudes responsables !

Progressivement, les investisseurs intègrent aussi les critères ESG dans leur modèle d’affaires. Pour obtenir du financement ou un rabais sur un taux d’intérêt, les entreprises et les propriétaires immobiliers doivent se conformer à des pratiques écoénergétiques. Ce procédé nous permet d’investir davantage dans le développement durable et de poursuivre notre plan de croissance à cet égard.

Le Groupe Maurice envisage-t-il d’acquérir des certifications pour ses initiatives?

Les certifications sont de bons repères de comparaison pour garantir à la population que les critères établis sont respectés. Caléo est d’ailleurs une résidence certifiée LEED® Argent par exemple, et une deuxième est en voie de l’être : Cibèle.

La certification LEED® met l’accent sur la performance énergétique, l’impact environnemental et la durabilité des bâtiments, alors que la certificat WELL™ se concentre plus spécifiquement sur l’amélioration de la santé et le bien-être des occupants à travers l’aménagement. À mon avis, il s’agit d’une certification intéressante à explorer, car elle est parfaitement alignée avec la mission du Groupe qui place l’humain au cœur de ses actions.

Quelles sont donc les prochaines étapes pour la suite ?

Cette année, on est dans une phase de structuration pour intégrer les principes du développement durable à plus grande échelle. Tel que mentionné précédemment, on a déjà plusieurs projets en cours en résidence, mais également au siège social.

Aujourd’hui, ce ne sont plus des idées, mais des actions concrètes sur le terrain qui vont mobiliser l’ensemble du Groupe Maurice, soit plus de 2 000 employés et plus de 13 500 résidents. Notre approche comprend la sensibilisation, la participation à la réflexion et à l’engagement collectif pour un avenir plus écoresponsable. Bien sûr, ce n’est qu’un début, mais on se donne les moyens de réussir et l’élan nécessaire pour aller plus loin ensemble.

Merci beaucoup, Marc, pour cet entretien, mais surtout, d’avoir à cœur de mener des initiatives visant à protéger notre belle planète qui en a bien besoin !

 Pour célébrer le Jour de la Terre, Le Groupe Maurice a — entre autres — organisé une collecte de déchets en résidence et au siège social puis offert une conférence sur l’adoption d’un mode de vie écoresponsable présentée par l’organisme Jour de la Terre. C’est en invitant un plus grand nombre à s’engager pour un avenir plus vert que nous parviendrons à faire une différence.

 Nos initiatives ne se limitent évidemment pas au 22 avril et s’inscrivent davantage sur le long terme. Nous ne comptons pas arrêter de sitôt et nous espérons que plusieurs entreprises emboîteront le pas avec nous dans un futur proche !

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