Mélanie Bernier : un parcours naturel vers la direction générale de Cibèle
Quand une personne est exactement là où elle doit être, ça se sent ! Depuis sa nomination comme directrice générale de Cibèle, Mélanie Bernier rayonne. Anciennement cheffe location et service à la clientèle de la résidence, elle connaît les équipes et les résidents par cœur. Dans cette entrevue franche et chaleureuse, elle nous parle de leadership, de proximité, d’humanité… et de ce qui fait qu’une résidence devient un véritable milieu de vie aux couleurs de celles et ceux qui y vivent.
De chef de service à directrice générale
Mélanie, comment se passent vos débuts en tant que directrice générale à Cibèle ?
Très honnêtement, je me sens comme un poisson dans l’eau. C’est un travail sur mesure pour moi. Oui, il y a énormément de responsabilités, de décisions à prendre, d’enjeux à gérer… mais c’est précisément ce qui me stimule. Je suis vraiment dans mon élément.
Les dernières semaines ont été intenses, surtout avec l’intérim que j’assumais déjà avant ma nomination officielle. Mais tout ça m’a permis de confirmer une chose : c’est vraiment là que je devais être.
Votre parcours au Groupe Maurice est assez atypique. Pouvez-vous nous le résumer ?
Je suis entrée au Groupe Maurice comme coordonnatrice vente, développement et mise en marché au siège social. J’ai ensuite évolué vers un rôle de conseillère dans cette même équipe, puis j’ai accepté de relever un nouveau défi comme cheffe location et service à la clientèle à Cibèle dans le cadre de son ouverture en 2024.
Je n’ai effectivement pas suivi un chemin « classique ». J’ai appris sur le terrain, en accompagnant des équipes, en participant à des ouvertures de résidences, en me formant constamment. J’ai aussi suivi un programme de leadership externe, par pur intérêt, bien avant de savoir que je deviendrais DG. Je pense que ce parcours atypique est ce qui m’a préparée, sans le savoir, à devenir directrice générale.
Quelles sont, selon vous, les qualités essentielles d’un ou d’une DG en résidence ?
Le leadership, bien sûr, mais pas dans le sens hiérarchique. C’est un leadership de proximité, d’écoute, de collaboration. Il faut aussi être capable de gérer l’imprévu, de s’adapter en permanence. Une résidence, ce n’est pas un hôtel : les gens vivent ici longtemps… il s’agit de leur maison après tout ! Surtout, il faut être profondément bienveillant. Ça, c’est non négociable.
Vous avez déjà parlé de « faire une différence » dans la vie des résidents. Qu’est-ce que ça veut dire pour vous, concrètement ?
C’est difficile à expliquer, parce que ça se vit plus que ça ne se décrit. Mais pour moi, faire la différence, c’est être présente pour les résidents. C’est prendre le temps de demander comment ça va. De s’asseoir et d’écouter. D’être là dans les moments joyeux, comme dans les moments plus difficiles : un deuil, une inquiétude, une période de transition. Parfois, juste le fait de faire sourire quelqu’un, ça change le cours de sa journée entière.
Qu’est-ce qui distingue la résidence Cibèle, selon vous ?
Quand on entre ici, on se sent comme dans un salon : un lieu chaleureux, cosy, élégant, mais surtout invitant. Les résidents se connaissent tous, s’entraident et surtout, s’amusent énormément parce qu’on entend toujours des rires. Il y a une vraie dynamique communautaire, sans complications, sans « flaflas » : les besoins des résidents sont très concrets, car ils ne recherchent pas tant le superflu que l’essentiel.
Vous semblez avoir un lien très fort avec eux. D’où ça vient ?
Des liens que j’ai bâtis avec eux depuis l’ouverture de la résidence, je crois. Des petites attentions qu’on a les uns envers les autres. Du fait de me souvenir de ce qu’ils aiment, de ce qui les passionne. D’être accessible… d’être moi-même, tout simplement. Je n’ai rien changé en devenant DG. Je suis la même Mélanie qu’avant, avec les mêmes valeurs.
J’ai fait beaucoup de bénévolat avec les scouts. J’ai donc travaillé avec des enfants, des ados, des adultes, des préretraités… j’ai toujours eu ce réflexe de ne jamais « infantiliser » personne… de parler à l’autre comme mon égal.
Même si les résidents ont plus de bagage, d’histoires et de sagesse que moi, et que j’ai énormément à apprendre d’eux, ce qui crée ce lien fort entre eux et moi, c’est surtout, je crois, le fait qu’on partage le même humour et le même plaisir de la vie.
Il y a quelque chose de très sincère chez eux : quand on est retraité, un peu comme quand on est enfant, le but, c’est de s’amuser, de s’émerveiller, de profiter. De vivre pleinement, finalement.
Comment décririez-vous votre relation avec les équipes ?
Je crois beaucoup à la collaboration. Je ne peux pas être experte en tout, et je n’ai pas à l’être. Chaque chef de service a son expertise, son rôle et sa vision. Mon travail, c’est de les impliquer, de les écouter, de les soutenir, de leur donner l’espace pour briller. On travaille ensemble, dans le respect et la confiance.
Je m’engage à toujours prendre mes décisions en fonction du bien-être des résidents et du respect des équipes. Ce ne sera pas toujours facile. Il y aura des décisions impopulaires, des changements ou des ajustements, mais tout sera fait avec intégrité, transparence et humanité.
On travaille chez les résidents. C’est leur milieu de vie. Et ça, je m’assurerai à ce qu’on ne l’oublie jamais.
Avez-vous l’impression d’avoir trouvé « votre place » ?
À 100 % ! C’est la première fois que je le ressens aussi fort. C’est exigeant, oui. C’est prenant aussi, mais c’est surtout profondément nourrissant. Travailler en résidence, c’est pour moi la définition même de l’amour pur qu’on donne à la vie.
Comme une collègue l’avait prédit : « Tu vas voir, quand tu vas mettre les pieds en résidence, tu ne voudras plus repartir ». Elle avait raison !
À présent, voici quelques petites questions en rafales pour vous connaître un peu plus personnellement, Mélanie :
Quel proverbe vous inspire le plus au quotidien ?
« Si tu veux obtenir quelque chose que tu n’as jamais eu, tu dois être prête à faire des trucs que tu n’as jamais fait. »
Si vous deviez dîner avec une personne – connue ou non, vivante ou décédée – qui choisiriez-vous ?
Ni vivante ni disparue : Amélie Poulain ! J’aime son univers… Ce personnage me donne la sensation que la vie est beaucoup plus tendre et colorée que ce qu’elle semble être.
Avez-vous une passion ?
Les voyages et… les casse-têtes ! Ceux qui me connaissent le savent : j’ai toujours un casse-tête entamé sur ma table de cuisine !
Si vous deviez choisir un pays dans le monde à visiter là, maintenant, tout de suite, lequel serait-ce ?
La Grèce ! Comme je souhaiterais plonger dans sa mer turquoise un jour !
Avez-vous un plaisir coupable ?
J’ai des tonnes de chansons que je considère comme des plaisirs coupables ! Je me garde une petite gêne de vous les dévoiler ! D’accord, juste une : « Sarà perché ti amo » de Ricchi e Poveri ! Si vous voulez me faire danser, vous savez maintenant quoi faire jouer aux soupers anniversaires !
Mélanie, avec votre énergie contagieuse, vous incarnez une direction générale moderne, accessible et engagée. Cibèle est chanceuse de vous avoir pour l’orchestrer ! Longue vie à votre joie de vivre !