Sortir de sa zone de confort : pourquoi oser le changement

Et si dire «oui» pouvait changer la couleur d’une journée? Accepter une invitation, une activité ou une nouvelle rencontre peut parfois suffire à casser la routine et redonner le sourire. C’est là tout le principe de sortir de sa zone de confort : ne pas forcément bouleverser tout son quotidien, mais y introduire des touches de nouveautés. Ces gestes simples peuvent attiser la curiosité, stimuler le bien-être et renforcer l’estime de soi. De plus, en résidence, ces occasions sont souvent à portée de main!

 

Trouver l’équilibre entre repères et liberté

La « zone de confort » correspond souvent à un cadre familier, à des habitudes, des occupations et même des loisirs connus… bref, à des repères rassurants. Elle apporte notamment un sentiment de stabilité et de sécurité, deux éléments essentiels à l’équilibre global d’une personne.

Toutefois, lorsqu’elle devient trop rigide, elle peut aussi freiner les chances d’apprendre ou d’évoluer. En psychologie, grâce aux travaux de Lev Vygotsky, nous savons que l’apprentissage est plus efficace lorsque nous nous exposons à des défis accessibles, légèrement au-delà de ce que nous maîtrisons déjà.

L’enjeu ici n’est pas de renoncer à ses repères, mais plutôt de trouver l’équilibre entre sécurité et liberté. Sortir ponctuellement de sa zone de confort permet donc d’élargir ce cadre, tout en respectant son rythme, ses capacités et ses limites.

 

Se fixer des objectifs personnels : des petits défis aux grands bienfaits

Il convient tout de même de préciser que sortir de sa zone de confort ne signifie pas se mettre en difficulté ou en danger. Il s’agit plutôt d’introduire de petites variations, de temps à autre, dans son quotidien, choisies avec justesse et adaptées à nos envies :

  • Engager la conversation avec une nouvelle personne lors d’un repas ;
  • Partager un souvenir ou une opinion dans un groupe ;
  • Tester une nouvelle activité, sans se mettre la pression d’être performant ;
  • Proposer une idée ou une activité différente à ses proches ;
  • Se défier (ex. : marcher un peu plus, participer davantage à une activité, etc.).

D’après plusieurs études menées par les universités Cornell et de Chicago, ces micro-défis stimuleraient le cerveau. La dopamine, un neurotransmetteur clé, jouerait ainsi un rôle important dans la motivation et l’apprentissage, en renforçant les comportements associés à des expériences gratifiantes et au développement personnel.

Autrement dit, plus nous nous exposons à de nouvelles situations, plus le cerveau est stimulé et motivé à apprendre. Ce phénomène, appelé plasticité cérébrale, est reconnu comme un facteur important pour entretenir les capacités mentales au fil du temps.

Cette capacité d’adaptation se manifesterait à tout âge et démontrerait que le cerveau continue d’évoluer, même face à des situations banales, dès lors qu’elles sortent légèrement de l’ordinaire.

À ce titre, une recherche publiée dans la revue Frontiers in Psychology met en lumière que des gestes tels que l’écriture manuscrite – encore très ancrée dans certains pays, notamment au Japon – mobilisent davantage les réseaux cognitifs que la dactylographie. À l’heure où l’écriture au clavier domine largement nos usages, voilà peut-être une idée supplémentaire pour sortir de sa zone de confort en reprenant, tout simplement, le stylo !

 

Briser la routine pour raviver le plaisir du quotidien

Si les habitudes structurent la vie courante et apportent un sentiment de stabilité, il peut arriver que la routine omniprésente finisse par faire place à une certaine lassitude. Avec l’âge, cela peut même devenir de plus en plus pesant et jouer sur la santé physique et psychologique.

Les activités en résidence : un terrain idéal pour sortir de sa zone de confort

En résidence, il existe d’ailleurs plusieurs façons d’enrayer le problème ! Les activités offertes au Groupe Maurice sont précisément pensées pour encourager la participation, la socialisation et le bien-être, tout en respectant le rythme de chacun.

  • Ateliers créatifs (peinture, dessin, écriture, bricolage) ;
  • Cours de mise en forme douce (yoga sur chaise, étirements, aquaforme, danse) ;
  • Conférences et causeries sur des sujets culturels ou d’actualité ;
  • Sorties organisées (spectacles, musées, promenades, concerts) ;
  • Clubs de lecture, jeux de société ou quiz ;
  • Activités musicales (piano, chorale) ;
  • Ateliers culinaires et dégustations ;
  • Activités intergénérationnelles ou rencontres thématiques ;
  • Séances de méditation ou de relaxation.

Bien entendu, personne n’est obligé de participer à ces activités pour sortir de la routine. Cela peut prendre diverses formes, comme le bénévolat, par exemple, en s’impliquant dans un comité de résidence, en aidant à organiser une activité ou en donnant un coup de main lors d’un événement.

Et si sortir de sa zone de confort devenait une habitude bienveillante ?

Et puis, souvent, le plaisir croît avec l’usage ! Souvent, le plus difficile est de faire le premier pas, mais une fois fait, il est souvent plus facile qu’on le pense de sortir de sa zone de confort. À long terme, « prendre des risques » se révèle finalement bénéfique !

 

Ce qui compte avant tout, ce n’est pas la performance ou le résultat, mais bien l’expérience vécue. Prendre part à une activité, même de façon ponctuelle ou hésitante, permet déjà de sortir de ses repères habituels et d’ouvrir la porte à de nouvelles découvertes. Progressivement, ces essais contribuent souvent à développer de nouveaux intérêts ou à tisser des liens avec d’autres résidents.

Pour aller plus loin, nous vous invitons à découvrir nos autres nouvelles sur le bien-être, les activités en résidence et les petits gestes qui font une grande différence au quotidien sur le site du Groupe Maurice. Bonne lecture!