Rencontre avec Jean-Nicolas Joly, directeur général du Gibraltar

Après plusieurs années en hôtellerie, Jean-Nicolas Joly a choisi de mettre ses talents au service d’un milieu de vie où il est possible de créer des liens profonds et solides. Convaincu que les petites attentions façonnent les grandes expériences, le nouveau directeur général du Gibraltar entame ce chapitre de sa carrière avec enthousiasme. Pour vous permettre de mieux le connaître, nous lui avons posé quelques questions.

 

Jean-Nicolas, parlez-nous de votre cheminement professionnel.

Après avoir fait mes premières armes en service à la clientèle, j’ai poursuivi mes études au Collège LaSalle, qui m’ont-elles-mêmes conduit vers le milieu de l’hôtellerie. J’y ai occupé plusieurs postes avant d’être nommé, en 2016, directeur général d’un établissement hôtelier de Québec. Évidemment, travailler dans une résidence pour personnes plus âgées représente un grand changement pour moi, même si, au fond, il est toujours question d’hospitalité et d’accompagnement. La différence majeure en RPA est que nous avons le privilège de pouvoir « prendre le temps ». Le domaine de l’hôtellerie est très stimulant, puisqu’il est constamment en mouvement, mais j’ai ressenti l’envie d’apporter du bien-être aux personnes plus âgées et de faire une différence dans leur vie. En fait, je songeais à intégrer une équipe en RPA depuis quelques années déjà, car plusieurs de mes collègues en hôtellerie avaient fait le grand saut, et ils disaient tous que c’était la meilleure décision qu’ils avaient jamais prise.

 

Qu’est-ce qui vous a interpelé chez Le Groupe Maurice ?

J’ai été immédiatement attiré par les valeurs du Groupe Maurice ! L’entreprise est reconnue pour son accueil et sa chaleur humaine, et je me suis senti interpellé par le poste, parce qu’il correspondait exactement à ce que je recherchais. Je voulais me retrouver dans un milieu où l’humain est au cœur de tout. Les valeurs de bienveillance et d’intégrité, qui sont chères au Groupe Maurice, sont également importantes pour moi. À mes yeux, chaque petit geste compte, et il est important de veiller à satisfaire, et même à surpasser les attentes des gens. Tous les « petits plus » peuvent vraiment faire une différence majeure.

 

Qu’est-ce qui vous stimule le plus dans ce nouveau rôle ?

L’accompagnement constitue l’un de mes moteurs et, pour moi, il est essentiel de prendre soin de chacun des maillons de la chaîne, parce que c’est ensemble que nous arrivons à offrir une expérience hors du commun aux résidents. Pour cela, je dois comprendre le rôle de tous les employés. Peu importe l’entreprise où j’ai travaillé, j’ai toujours mis l’humain de l’avant, car en tant que gestionnaire, ils constituent notre matière première. Ce qui me motive le plus, c’est d’aider les gens et de collaborer avec eux. L’entraide est vraiment précieuse à mes yeux, et je veux être présent sur le terrain, au quotidien. Si une situation désagréable survient, mon objectif est de trouver des solutions, car il y en a toujours ! Je dois admettre que je suis une personne qui voit toujours le verre à moitié plein, et j’ai la conviction profonde que l’optimisme est contagieux.

 

Justement, quelles sont vos principales forces et qualités, d’après vous ?

Comme vous vous en doutez sûrement, j’aime être au cœur de l’action, et on m’a déjà dit que c’était l’une de mes plus grandes forces. Je suis d’avis qu’il faut bien comprendre la réalité d’une équipe pour l’accompagner correctement. J’accorde aussi une grande importance à la transparence : avec moi, les gens obtiennent l’heure juste, et je demande la même chose à mon équipe. Je pense que c’est ainsi que l’on construit une relation de confiance solide, un lien qui nous permet d’avancer ensemble, dans le respect. Et, comme je le disais précédemment, je pense qu’un leader doit être positif, parce que cela tire les membres de l’équipe vers le haut.

 

Jean-Nicolas, comment décririez-vous votre relation avec les personnes plus âgées ?

Mon père était le bébé d’une fratrie de 17 enfants. Lors des rassemblements familiaux, je côtoyais des gens de tous les âges. J’apprécie particulièrement la compagnie des personnes plus âgées, car chacune d’elles possède une expérience de vie unique, et c’est important de ne pas l’oublier ! Je pense qu’il faut se montrer curieux à leur sujet et s’intéresser à leur histoire. Mes oncles, mes tantes, mes parents… Tous ont un parcours de vie différent, et je trouve enrichissant de les écouter en parler. C’est un élément que je vais prendre plaisir à développer en résidence : j’ai hâte de découvrir d’où viennent les gens, ce qu’ils ont accompli et ce qu’ils ont apporté à la société. Je suis certain qu’ils vont m’offrir de bons conseils. Dans un monde où tout va vite, se rapprocher des personnes plus âgées nous force à ralentir et à revenir aux choses essentielles.

 

De votre côté, qu’aimeriez-vous apporter aux résidents ?

Je veux leur offrir de la sécurité, du confort et de la stabilité, parce que cela contribue à leur bien-être. Selon moi, un milieu de vie où l’on se sent en confiance, ça change tout.

 

Quel message souhaitez-vous transmettre aux résidents du Gibraltar ?

La première chose qui me vient à l’esprit, c’est : « On est là pour vous et avec vous. » C’est vraiment le message que je souhaiterais transmettre à tous les résidents. Je garde ma porte ouverte, et il y a toujours la possibilité de prendre du temps ensemble pour discuter et trouver des solutions, si nécessaire, parce que c’est dans la présence que l’on bâtit une vraie relation de confiance.

 

Jean-Nicolas, passons maintenant à une série de questions plus légères.

 

Quel est votre sport préféré ?

Le ski alpin est un sport que j’adore, parce qu’il procure un sentiment de liberté. En même temps, il faut être capable de prendre des décisions rapidement. C’est enivrant et satisfaisant. Faire du ski alpin me permet de contempler des paysages incroyables, de créer des liens avec des gens… et de boire du chocolat chaud. (rires)

 

Qu’aimez-vous faire quand vous êtes seul ?

Je suis une personne manuelle, et j’aime faire de la rénovation. C’est mon père qui m’a mis un marteau dans les mains quand j’étais tout petit. Il m’a acheté un tournevis et une ceinture à outils, et il m’a enseigné les bases. Mon père m’a beaucoup apporté sur le volet habiletés, autant pour les enseignements qu’il m’a appris que pour les valeurs qu’il m’a transmises.

 

Quel livre se trouve sur votre table de chevet en ce moment ?

J’ai le plus récent livre de Boucar Diouf, qui s’intitule Déconnecter : pour se rebrancher aux racines de notre humanité. Cet ouvrage est très intéressant, puisqu’il nous amène à nous interroger, avec humour, intelligence et justesse, sur notre monde qui va parfois trop vite.

 

Avec quelle personnalité connue aimeriez-vous partager un repas ?

J’opterais pour Ricardo, car il a touché à beaucoup de choses durant sa carrière. Il aurait certainement quelques conseils à m’offrir pour améliorer mes recettes !

 

Quel a été le moment le plus important de votre vie, jusqu’à présent ?

Sans l’ombre d’un doute, c’est la venue au monde de ma fille. Douze ans plus tard, je me souviens encore des moindres détails de cette journée-là. C’était incroyable de vivre cette naissance après tous les défis que nous avions surmontés, ma conjointe et moi. Ce chemin a été difficile, mais il nous a enseigné la gratitude, et la récompense a été incroyable.

 

Merci, Jean-Nicolas Joly, pour ce bel entretien. Bienvenue au Groupe Maurice ! Nous vous souhaitons beaucoup de bonheur dans ce rôle.