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Francis Gagnon, nouveau Vice-président Développement Immobilier au Groupe Maurice

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Francis Gagnon, nouveau Vice-président Développement immobilier au Groupe Maurice, vient à peine d’entamer son aventure avec Le Groupe Maurice qu’il se sent enfin « chez lui ». En effet, après avoir travaillé de nombreuses années à Toronto et aux États-Unis dans le domaine des résidences pour retraités, l’homme d’affaires n’avait qu’une seule envie : retrouver l’authenticité québécoise. L’entreprise s’est dotée d’une personne de grande expérience, certes… mais sait-elle qu’elle a également embauché un homme aussi passionné que passionnant ? Entrevue.

 

 

Francis, expliquez-nous votre parcours professionnel. Comment en êtes-vous arrivé à acquérir autant d’expérience dans le domaine des résidences pour retraités ?

Dès la jeune vingtaine, j’ai su que j’étais fait pour le démarchage et le contact direct avec les clients plutôt que le travail solitaire dans un bureau. J’ai donc occupé plusieurs emplois dans le domaine de la vente au détail avant de travailler pour des entreprises immobilières spécialisées en résidences pour retraités. J’ai été, entre autres, directeur national des ventes pour Pepsi : j’étais responsable des comptes nationaux — et, par la suite, nord-américain — de Loblaw, Costco et Walmart Amérique du Nord. J’étais jeune et ambitieux. J’ai donc travaillé fort, des heures de fou, à raison de 90 à 100 heures par semaine pendant plusieurs années. Ç’a été des expériences très formatrices où j’ai touché à tous les domaines : vente, marketing, gestion de production, opérations, etc.

Mais je ne pouvais plus soutenir ce rythme. Ce n’était pas sain.

 

C’est à ce moment où vous avez fait le saut dans le domaine des résidences pour retraités ?

En effet. La Caisse de dépôt m’a présenté le fondateur d’une entreprise de résidences pour retraités dont elle était propriétaire. Je n’ai pas saisi, à ce moment, l’importance de ce que j’allais faire, le monde que j’allais découvrir. J’arrivais du secteur du détail, de la production… je croyais que de travailler pour des résidences pour retraités, ce serait la même chose, sauf avec un autre « produit ». J’ai réalisé que c’était complètement différent, que ça allait bien au-delà de la vente de biens matériels. C’est du « people serving people business » (des humains au service des humains). Je l’ai appris bien assez vite, et j’en suis devenu passionné.

Je connais aujourd’hui très bien l’industrie des résidences pour personnes âgées, car j’ai travaillé pour plusieurs compétiteurs, et ce, partout au Canada et aux États-Unis : Revera, où j’ai été vice-président principal de la division canadienne, et Allegro (devenu Chartwell), où j’ai occupé le poste de vice-président senior des opérations stratégiques du Canada.

 

Qu’est-ce qui vous a motivé à venir travailler avec nous ?

Mon épouse Annie et moi, on est les meilleurs amis du monde. C’est ma forteresse. On fait tout ensemble et je lui raconte tout. Elle a bien vu que la dernière entreprise pour laquelle j’ai travaillé, je n’y étais plus heureux. Je suis donc parti. Je me suis même questionné à savoir si je poursuivais ma carrière dans le domaine. Il me reste environ 10 ans à travailler : je veux avoir du plaisir. Pour avoir du fun, il faut avoir les mêmes valeurs que l’entreprise pour laquelle on travaille, point barre.

J’ai donc vu l’offre du Groupe Maurice. Après avoir rencontré Luc et l’équipe de direction, j’ai dit à Annie que j’avais le sentiment de « rentrer à la maison ». Pas parce que je revenais au Québec dont je suis natif, mais parce que je sentais que j’allais côtoyer des gens qui me ressemblaient, avec qui je n’allais être personne d’autre que moi-même. J’allais être entouré d’authenticité. C’est à ce moment où j’ai réalisé que ça m’avait manqué tout au long de ma carrière à l’extérieur du Québec. Après avoir discuté avec Annie, on a décidé de quitter Toronto et de nous établir ici, même si ma femme sera transférée uniquement dans un an.

 

 

Quel est votre rapport avec les personnes âgées ?

À mon humble avis, on vit dans le plus beau pays au monde. Les personnes qui ont créé ce pays, ce sont les aînés. Nos clients. Les médias ont beau dire qu’ils sont vulnérables, ce n’est pas vrai dans la majorité des cas. Ça ne concerne qu’une minorité de personnes. Les aînés ont parfois jusqu’à 40 ans de plus d’expérience que nous : ça se peut fort bien qu’ils soient plus vites sur leurs patins ! Il ne faut pas les sous-estimer.

Ce qui me tombe sur les nerfs dans l’industrie, c’est l’âgisme. Malheureusement, on en fait tous. C’est la forme de discrimination la plus tolérée au monde. On ne peut pas comprendre réellement ce qu’est la réalité des aînés tant qu’on ne les côtoie pas régulièrement. Je suis extrêmement soulagé de voir qu’au Groupe Maurice, on ne décide pas pour les résidents : de façon générale, on les consulte. On considère leur opinion. C’est LEUR environnement de vie qu’on construit, pas le nôtre. C’est la moindre des choses qu’ils l’aiment et qu’il soit adapté à leurs véritables besoins !

 

 

Quel sera votre apport au Groupe Maurice selon vous ?

Oh boy… c’est une grande question ! Les gens qui travaillent en immobilier sont généralement très concentrés sur l’aspect « immobilier » de l’entreprise. Moi je suis un généraliste. J’ai œuvré dans tous les domaines de l’industrie, et ce, tant dans des entreprises privées que publiques. J’ai géré et bâti des réseaux au Canada et aux États-Unis : je crois donc pouvoir apporter une vision plus vaste et globale de ce milieu, soit qui s’étend au-delà du Québec inc.

Par ailleurs, pour une optimisation efficace, il faut à mon avis considérer trois joueurs : le client, les employés et les investisseurs. C’est comme un tabouret à 3 pattes : si tu maximises une des trois, c’est au détriment d’une autre. Si tu me demandes de tirer le meilleur parti des investissements, je fais « mal » aux employés ou aux résidents. Le Groupe Maurice est à mon avis rendu à cet équilibre. On peut maintenant l’utiliser comme tremplin pour accélérer notre croissance au Québec et fièrement exporter ce modèle d’affaires unique — et fleuron québécois — à l’extérieur de la province.

 

 

Considérant votre expérience dans de grosses entreprises de niveau international, pourquoi avoir choisi de travailler pour une plus petite entreprise, nichée au Québec ?

Luc m’a posé cette question, et j’ai répondu sans hésiter : j’étais tanné de devoir demander l’autorisation à 16 personnes avant d’acheter un crayon ! (rires) J’exagère, évidemment, mais cet exemple donne une bonne idée de la lourdeur des structures organisationnelles dans lesquelles j’ai travaillé.

Dans mon « ancienne vie », pendant que Le Groupe Maurice convoitait un terrain et l’achetait, moi j’étais encore en train de penser à le regarder sur Google Earth ! Luc a beaucoup ri quand je lui ai raconté ça !

Au Groupe Maurice, il y a une agilité, une rapidité d’exécution. Et même si on grossit, je suis convaincu qu’on va réussir à garder la simplicité de la structure. Le fait que Luc nous fasse confiance et nous permette de gérer notre département à notre façon fait toute la différence. Si EN PLUS il y a une flexibilité, une agilité et une rapidité d’exécution, eh ! que je vais avoir du fun !

 

 

On revient à votre besoin d’authenticité, finalement ?

Voilà ! J’ai vécu la grosse entreprise de 22 000 employés, d’une valeur de 9 milliards, qui possède 500 résidences… ce n’est plus ce que je veux. J’ai choisi d’être ici parce que non seulement je vois tout le potentiel de l’entreprise en termes de développement, mais aussi parce que je m’y sens bien. Je ne sais pas si c’est le Québec, ou la culture d’entreprise du Groupe, mais c’est vraiment spécial ce qu’on ressent ici !

 

 

Qu’est-ce que vous voulez dire ?

Habituellement, quand j’arrive dans une nouvelle entreprise, je suis normalement prêt à fonctionner à partir du 3e jour tellement je connais le domaine. Je suis impatient de mettre mon expérience et mes connaissances à contribution. Luc le sait : je lui ai dit que s’il m’embauchait pour dire « oui » à tout, je n’étais pas la bonne personne pour pourvoir le poste. J’ai besoin de donner mon opinion. D’apporter du mien.

La différence, ici, c’est que je veux prendre mon temps, car plus j’apprends à connaître Le Groupe, plus je sens que je ne peux pas être aussi impatient : je dois m’assurer de bien saisir, gouter, sentir, toucher l’entreprise avant d’agir… car il y a un secret dans la sauce que je ne veux pas gâcher, en mettant trop de sel, par exemple. (rires)

Je suis donc en mode vigilance et apprentissage afin de m’assurer que mes décisions soient bien alignées avec la vision du Groupe, et quand je ne suis pas certain, je valide mes pensées avec d’autres membres de l’organisation.

 

 

Et en dehors du travail, qu’est-ce qui vous passionne ?

Avant, je me définissais beaucoup par ma profession. Un de mes amis m’a alors dit un jour : vis-tu pour travailler ou tu travailles pour vivre ? Ça m’avait profondément marqué. J’ai donc changé ma façon de vivre.

Ce qui m’aide à décrocher, c’est faire de la moto. Je fais environ 15 000 à 20 000 km par année. J’ai dernièrement fait le tour de la Gaspésie en 24 h et de l’Amérique du Nord en 2 semaines. La musique aussi. J’ai plusieurs guitares, mon épouse chante, on a 2 pianos à la maison. Sinon, et bien, c’est la famille et les amis. On a toujours acheté des maisons plus grandes que nécessaire pour pouvoir recevoir nos proches. Bon, là, ce n’est pas possible de le faire, mais ça reviendra !

En même temps, j’aime ma petite routine avec ma femme. C’est comme ça que je trouve mon équilibre. Dans de petits plaisirs simples.

J’ai vraiment une vie toute en contradictions, si on considère que lors de mes voyages en moto, j’ai été attaqué par un grizzly et par un bison des prairies, j’ai sauté dans un canyon de 100 pieds, été mordu plusieurs fois par des vipères cuivrées, fait un face à face avec un camion et que j’ai eu 2 accidents d’avion…

 

 

Ce n’est pas vrai !? Mais vous avez 7 vies, ma parole ! Merci pour cet entretien Francis. Je vous souhaite de continuer d’être vous-même, car ça vous va très bien !

 

 

 

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Bienvenue au Groupe Maurice M. Gagnon!
J'ai lu votre parcours et ce qui a attiré mon attention c'est lorsque vous dites que vous vous sentez chez-vous. Je suis à la résidence Le Cavalier à Lasalle depuis un an et je peux vous dire que c'est ce que j'ai ressenti à ma première visite de la résidence.
Depuis je sens que je fais partie d'une grande famille où il fait bon vivre.
En tant que résidente je peux vous assurer que tous les employés font tout en leur pouvoir pour notre bonheur. Au Groupe Maurice on s'amuse!
Merci M.Luc Maurice de vous entourer de gens aussi dévoués.
Encore une fois Bienvenu chez-vous M. Gagnon!

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