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12 conseils pour prévenir la solitude

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Dans le cadre de l'initiative On sort-tu ? dont Le Groupe Maurice est fier partenaire, nous publions cet article originalement paru comme  « Je ne veux pas me sentir seule » dans l'édition du magazine Bel-Âge de Mai 2018.

 

Quand la solitude pèse, la vie n’est pas rose. Voici 12 conseils pour franchir la porte… et s’épanouir dehors.

Par Linda Priestley

 

Au cours d’une semaine normale, 31 % des Québécois de 65 ans et plus vivant seuls chez eux ne reçoivent ni visite ni appel de leur famille, tandis que 44 % n’ont aucun contact avec des amis. Chez les 75 ans et plus, 1 personne sur 4 n’a pas d’ami proche. Les conséquences de l’isolement étant néfastes, tant pour la santé mentale que physique, on a lieu de s’y attarder. « Chez une personne isolée, on constate une augmentation du risque de mortalité, de troubles cardiovasculaires, d’angoisse, d’anxiété et de dépression », alerte le Dr André Tourigny, de l’Institut sur le vieillissement et la participation sociale des aînés (IVPSA). Heureusement, on peut poser des gestes libérateurs, qui briseront la solitude avant qu’elle se transforme en véritable isolement.

 

1 - Oser faire le premier pas

Saluer un voisin qu’on croise ou sourire aux membres d’un groupe dans lequel on se retrouve peut aider à briser la glace. « Lors d’une manifestation contre un projet de condos en milieu boisé, j’ai engagé la conversation avec d’autres participants » témoigne Paul, un veuf de 67 ans qui, pendant la maladie puis au décès de sa femme, avait coupé tout lien avec le monde extérieur. « Depuis, on se retrouve régulièrement pour jaser ou planifier notre prochaine manif! » Même en résidence, on hésite parfois à créer des liens d’amitié par crainte ou par timidité. On ne perd rien à essayer!

 

2 - S’encourager à mettre le nez dehors

Une mobilité réduite nous décourage de le faire? N’hésitons pas à imiter Lorette Legaré, qui se déplace en quadriporteur pour vaquer à ses occupations de bénévole, malgré les obstacles se dressant parfois sur sa route. Si la peur de faire une mauvaise chute nous paralyse ou une blessure nous gêne, on prépare nos sorties en planifiant notre trajet, en s’informant sur les moyens de transport ou le transport adapté, ainsi que sur l’accessibilité des lieux qu’on souhaite visiter. Et, bien sûr, on y va à notre rythme et selon nos capacités.

 

3 - Retrouver un loisir qui nous sourit

On rêve de reprendre une activité chouchou qu’on a délaissée en raison, par exemple, d’une limitation physique? On s’y remet... mais en l’adaptant. « Une personne qui ne peut plus danser comme autrefois pourrait participer à une soirée dansante de manière différente, en tapant du pied et des mains et en chantant, par exemple.» conseille Geneviève Gravel, conseillère aux proches aidants, service Info-Aidant L’Appui. « L’essentiel est de trouver une autre façon qui procure de la satisfaction, de la fierté et de l’estime de soi, et qui permette de demeurer en lien avec sa communauté. »

 

4 - Explorer les possibilités offertes

La recherche de nouvelles activités culturelles, sportives, bénévoles ou autres est une excellente façon de tromper l’ennui. « J’ai pris mon courage à deux mains et j’ai visité le centre communautaire de mon quartier, où je me suis inscrite à des cours d’espagnol et d’échecs » raconte Martine, une quinquagénaire célibataire et timide. « Ça m’a permis de sortir de ma bulle et de socialiser. » La ville où nous résidons est peut-être inscrite dans la démarche MADA (Municipalité amie des aînées). C’est l’occasion de voir si certaines des activités proposées sont susceptibles de piquer notre curiosité.

 

5 - Prendre soin de soi

Seul, on tend à se négliger et à conserver de mauvaises habitudes, comme fumer ou boire trop d’alcool. « Ce qui risque d’entraîner d’autres problèmes », souligne le Dr Tourigny. Pour éviter que cela ne vienne exacerber notre solitude, on peut s’encourager par exemple à croquer santé en participant à une conférence sur la nutrition ou à un atelier de cuisine. Côté forme, on vise l’équilibre entre ce qu’on est capable de faire et ce qu’on a envie de faire. Si on a un déficit précis ou une perte d’autonomie générale, on s’informe auprès de notre centre d’action bénévole ou de notre CLSC au sujet des endroits offrant des activités et des loisirs adaptés à nos besoins.

 

6 - Rester connecté

L’ordi, la tablette et le téléphone intelligent divertissent et permettent de rester en contact avec les autres. Grâce à eux, on est aussi au courant des services mis à notre disposition. « On nous réfère de plus en plus à l’électronique et aux sites web », observe le Dr Tourigny. « Si on n’est pas trop techno, cela pourrait donc nuire à nos recherches. » ajoute-t-il. Dans ce cas, pourquoi ne pas s’inscrire à un atelier informatique donné par notre ville, notre bibliothèque ou un organisme consacré aux aînés ?

 

7 - Lancer un S.O.S.

Quand on n’arrive pas à s’en sortir, ça rassure de savoir qu’on peut s’accrocher à une bouée. Un soutien considérable: les travailleurs de milieu, dont la tâche consiste à repérer les aînés et les proches aidants vivant une situation difficile. « Nous cherchons à comprendre la cause de leur isolement, leur suggérons des solutions et facilitons leurs démarches auprès des ressources appropriées. » explique Diana Jiménez, travailleuse de milieu à Québec. « Par exemple, si une personne a de la difficulté à se déplacer, nous la dirigeons vers un service de transport. » Le but est d’établir des liens de confiance, en respectant le rythme de la personne, ses besoins et ses intérêts. « La clé, si on souffre d’isolement, c’est d’en parler. » renchérit Marie-Pier Trudel, également travailleuse de milieu à Québec: « On ne doit pas avoir peur d’aller cogner à des portes et de dire qu’on se sent seul. Il n’y a aucune honte à ça. »

 

8 - Se tourner vers un groupe de soutien

Ces groupes offrent un cadre rassurant, encourageant et sans jugement où on peut partager ou créer des liens avec des personnes vivant une expérience similaire à la nôtre. « Entendre un autre parler de sa honte ou de sa gêne face à sa situation ou à ses limitations nous aide à nous sentir moins seul », avance Geneviève Gravel.

 

9 - Ne pas se laisser décourager

Admettre qu’on est seul, surtout si ça dure depuis des années, est une étape souvent difficile à franchir. La « réhabilitation » peut s’avérer tout aussi longue et éprouvante. Rien ne sert de bousculer les choses. « S’intégrer à un groupe de l’âge d’or, par exemple, en intimidera certains au départ » confie Marie-Pier Trudel. « Dans ce cas, nous proposons à la personne de l’accompagner à une première rencontre. » Si, malgré tout, la formule ne convient pas, on l’encourage à ne pas perdre espoir et on cherche une autre solution, comme « des visites d’amitié, où le contact avec une seule personne permet de surmonter sa timidité et de développer des habiletés sociales », poursuit Diana Jiménez. Ce sont souvent les familles qui s’inquiètent à propos d’un parent isolé, ajoute-t-elle: « On travaille alors avec l’entourage, pour lui faire comprendre que c’est un long processus et qu’il faut avancer au rythme de la personne. »

 

10 - Retrouver l’estime de soi et un sens à sa vie

L’isolement s’accompagne souvent d’une faible estime de soi. « À cause d’images négatives véhiculées par la société, certains aînés ne se sentent pas utiles ou en mesure de contribuer. » relève Geneviève Gravel. Ils hésitent alors à demander de l’aide, peu convaincus de leur valeur.  Les ressources, organismes, groupes et services d’aide sont là pour valoriser nos forces et notre unicité, profitons-en!

 

11 - Miser sur la prévention

En cas de changement majeur dans notre vie, une bonne préparation peut faire toute la différence. « Au moment de la retraite, par exemple, on gagne à trouver des moyens de compenser la perte des relations professionnelles qu’on entretenait », recommande le Dr Tourigny, qui ajoute que le décès d’un proche peut aussi avoir des répercussions négatives sur notre santé et notre vie sociale si on laisse la période de deuil se prolonger. « C’est ce que j’ai fait et j’ai failli y laisser ma peau. » se souvient Paul. « Puis, je me suis secoué et j’ai renoué avec les autres et la vie. »

 

12 - Penser à soi, si on est proche aidant

Lorsque la charge d’un parent ou d’un ami est lourde, on risque de se sentir épuisé, déprimé et isolé. Un organisme de proches aidants peut alors nous soulager. « Nous assistons les personnes faisant appel à nous tout au long de leur parcours d’aidant, en les écoutant et les informant au sujet des services et des programmes communautaires mis à leur disposition et en les dirigeant au besoin vers les endroits appropriés » explique Geneviève Gravel. « Par exemple, on réfère souvent les personnes épuisées ou qui se sentent seules à des services de répit, afin qu’elles puissent sortir de la maison, s’accorder des moments pour elles, faire des courses ou socialiser. »

 

À quelle porte cogner?
Les organismes dédiés aux aînés au Québec: leur liste se trouve sur le site arrondissement.com, sous l’onglet «Bottin des organismes».
Les organismes communautaires: pour dénicher des ressources ou être dirigé vers un travailleur de milieu.
L’Appui pour les proches aidants d’aînés: il travaille avec les organismes déjà en place dans chacune des régions pour compléter l’aide aux proches aidants. On y trouve un répertoire des ressources par région au Québec, de même qu’Info-aidant, un service téléphonique gratuit et confidentiel d’écoute, d’information et de référence: lappui.org ou 1-855-852-7784.
Tel-Aînés: service téléphonique sans frais d’écoute, d’information et de référence à Montréal: tel-ecoute.org ou (514) 353-2463.
Contact-Aînés: Service d’accueil, d’écoute et d’accompagnement à Québec - contact-aines.com ou (418) 687-3553

 

Bonjour
J'ai lu l'article sur la mobilité: Une mobilité réduite nous décourage de le faire? N’hésitons pas à imiter Lorette Legaré, qui se déplace en quadriporteur pour vaquer à ses occupations de bénévole, malgré les obstacles se dressant parfois sur sa route. Si la peur de faire une mauvaise chute nous paralyse ou une blessure nous gêne, on prépare nos sorties en planifiant notre trajet, en s’informant sur les moyens de transport ou le transport adapté, ainsi que sur l’accessibilité des lieux qu’on souhaite visiter. Et, bien sûr, on y va à notre rythme et selon nos capacités.
Quels sont les règles sur les dimentions physiques d'un quadriporteur longeur, largeur etc
Merci beaucoup pour les info.
Gilles Aussant
gillesaussant@sympatico.ca

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