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Semaine nationale des soins infirmiers : entrevue avec Josée Prévost

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À l’occasion de la Semaine nationale des soins infirmiers, nous avons rencontré Josée Prévost, directrice des soins infirmiers (DSI) de la résidence L’AVANTAGE, à Brossard, afin qu’elle nous parle un peu de son métier. Entrevue avec une femme de cœur.

 

Madame Prévost, parlez-nous un peu de vous. Était-ce un choix de carrière précis devenir infirmière ?

Absolument. Quand, à 5 ans, ma mère m’a demandé de choisir ma première Barbie, j’ai choisi celle qui était habillée en infirmière. Ça fait donc très longtemps que je sais que je veux exercer ce métier. Durant mes études, on me répétait que le milieu était très contingenté. Ça ne m’a pas arrêtée.

 

Travailler en résidence pour retraités était un désir ou une opportunité ?

C’était un peu des deux. J’ai d’abord pratiqué au public, mais le manque de temps à accorder aux patients me frustrait. Ce que j’aime dans mon travail actuel, c’est que, malgré le fait qu’il y ait beaucoup de travail, je prends le temps d’être humaine et de parler avec les résidents, leur famille et mon personnel.

 

Qu’est-ce qui vous passionne le plus dans votre métier ?

C’est la différence que l’on fait auprès des gens. Lorsqu’un proche parent d’un résident nous dit qu’il dort depuis que sa mère est entre nos mains dans l’unité de soins Signature, c’est un cadeau pour nous. Sous différentes formes, on a ce genre de surprise tous les jours. J’ai vraiment l’impression d’aider à la qualité de vie des résidents. C’est gratifiant.

 

Avez-vous l’impression que les choses ont évolué depuis que vous avez commencé à exercer ?

Oui, bien sûr. Le rôle de l’infirmière est beaucoup plus proactif aujourd’hui. Ça fait 35 ans que je pratique le métier d’infirmière. Au début de ma carrière, on était en arrière-plan. Désormais, on a un rôle à jouer dans l’évaluation, le dépistage ou la prévention de problèmes de santé chez les patients. C’est vraiment stimulant. Un lien de confiance existe maintenant entre les médecins et les infirmières. La relation est beaucoup moins hiérarchique. Et puis, l’arrivée de la technologie, comme le logiciel SOFI dans les résidences du Groupe Maurice, qui est un outil merveilleux, nous permet d’alléger notre tâche et d’être plus efficaces.

 

 

Quel est votre rôle à l’extérieur de l’unité de soins Signature ?

Mon équipe est aussi présente pour les résidents autonomes, pour la gestion des médicaments ou pour changer des pansements, que dans l’unité de soins Signature.

On a un rôle d’écoute aussi. On devient souvent les confidents des résidents. Parfois, ils nous confient des choses qu’ils ne diront pas à leurs enfants pour ne pas les inquiéter. On doit toujours respecter leurs décisions. On a aussi beaucoup à apprendre des aînés. J’admire beaucoup leur résilience.

 

Est-ce qu’il y a quelque chose d’important à vos yeux que vous désirez nous raconter ?

Une directrice des soins n’est rien sans son équipe. Mon rôle, c’est un peu comme être un chef d’orchestre. Si les musiciens ne suivent pas, ça ne peut pas fonctionner. Je suis choyée d’avoir cette équipe. J’ai beaucoup de respect pour eux, et réciproquement. On s’en va toujours dans la même direction : le respect du résident, l’écoute et la chaleur humaine.

 

Merci pour votre travail, pour votre générosité et votre disponibilité. Bonne continuation madame Prévost!

Vous voulez en savoir plus sur la Semaine nationale des soins infirmiers ? Visitez le site web de l'association des infirmières et infirmiers du Canada.

BRAVO Josée. Excellente entrevue, j'espère que tu seras des nôtres pour plusieurs années encore

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