Luc Maurice

TOUTES LES RÉSIDENCES NE SONT PAS PAREILLES

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On parle beaucoup dans les médias de la nouvelle certification des résidences pour personnes âgées mise en place au printemps dernier. En effet, les résidences doivent maintenant répondre à une nouvelle série de critères plus stricts. Cette situation est surtout due au fait qu’on a classé presque tous les établissements du Québec dans la catégorie « résidence pour personnes semi-autonomes » plutôt que dans trois catégories distinctes comme le font la plupart des autres provinces.

L'industrie des résidences pour personnes âgées se professionnalise.

Il y a à peine 40 ans, il y avait très peu de résidences pour personnes âgées comme on les connaît aujourd’hui. Maintenant que la population vieillit à la vitesse grand V, l’industrie commence à s’organiser et à se structurer. Elle se professionnalise, se diversifie et augmente en qualité, tant au niveau des standards reliés aux services que du confort des lieux. Aujourd’hui, on parle d’un secteur qui héberge plus de 130 000 personnes et qui emploie plus de 25 000 Québécois, et ça ne fait que commencer. De plus, c’est ici chez nous que ce secteur est le plus important. En effet, près d’une personne sur cinq (âgée de 75 ans et plus) choisit de vivre en résidence au Québec, alors que nous parlons d’une personne sur 12 dans les autres provinces.

Plusieurs milieux de la société perçoivent le domaine des résidences comme un secteur uniforme voué à l’hébergement de personnes âgées dont les goûts et les besoins sont similaires. La réalité est pourtant toute autre. Vous ne seriez pas surpris si je vous disais qu’il y a plusieurs types de complexes pour retraités et qu’il y a un grand danger à tous les considérer de la même façon.

Par exemple, il n’y a pas si longtemps, une résidence qui offrait seulement quelques services (comme les prises de sang ou une aide de base pour quelques-uns de ses résidents) pouvait être catégorisée comme établissement pour personnes autonomes. Maintenant, la majorité des complexes sont catalogués comme résidences pour personnes semi-autonomes, tout simplement parce qu’ils offrent les services d’une préposée.

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Il est important de saluer un effort de certification dans notre industrie par les instances gouvernementales. Ceci dit, j’ai une crainte légitime de voir notre industrie s’uniformiser et s’institutionnaliser de façon exagérée, au détriment de la qualité et de la diversité, du confort des installations, de la socialisation et de la liberté de choix des individus.

Catégoriser tous les complexes comme résidences pour personnes semi-autonomes: de l'âgisme ?

À mes yeux, c’est presque faire preuve d’âgisme (une forme de discrimination fondée sur l’âge) que de penser ainsi. Il est faux de prétendre que les 6 000 résidents qui viennent chez nous sont semi-autonomes. Bien sûr, certains d’entre eux peuvent avoir recours à certains services d’assistance, mais ça ne veut pas dire qu’ils ne sont pas autonomes.
À 79 ans, je peux très bien choisir de vivre dans une résidence offrant des services, non pas pour les services, mais parce que je m’ennuie, parce que je préfère un milieu de vie plus dynamique sachant très bien que le jour où j’aurai besoin d’assistance, des gens qualifiés seront là pour m’aider, tout en me considérant comme autonome parce qu’ils travailleront à faire en sorte que je conserve ma pleine liberté, rien de plus important à mes yeux.
Vous pouvez compter sur moi. Je vais lutter, bec et ongles, pour que les retraités d’aujourd’hui et de demain conservent leur liberté et leur qualité de vie le plus longtemps possible. Je vais faire tout en mon pouvoir pour retarder la perte d’autonomie et donc éloigner l’institutionnalisation. Vous avez ma parole, car plus on prend de l’âge, plus on comprend.
Votre tout dévoué,
Luc Maurice

J'ai reçu des informations sur VU de Sherbrooke. Je me propose d'aller visiter prochainement...J'espère qu'un jour vous ouvrirez une résidence à Trois-Rivières. Nous n'avons pas ici de résidence comparable à ce que j'ai vu sur Internet (visite virtuelle). Je souhaite beaucoup pouvoir profiter d'un projet comme celui que vous avez à Sherbrooke, ici à Trois-Rivières.

Bonjour M. Maurice,
Dès l'annonce de votre projet du Vent de l'Ouest, nous avions tenté de convaincre ma mère d'y habiter. Nous avons un peu dû la forcer lorsqu'elle a eu certains petits problèmes de santé. De plus, dans son ancienne grande maison, isolée au Cap-St-Jacques, nous étions inquiets et la vie ne semblait plus aussi belle pour elle. Mais depuis qu'elle est chez vous, depuis 3 ans, elle revit! En fait, la maxime prend tellement sa place ici: celle qui dit que non seulement elle a ajouté des années à sa vie mais surtout qu'elle a ajouté de la Vie à ses années.
Tout est super mais les petits détails font la différence avec d'autres résidences comme, par exemple, la liberté de manger à la salle à manger à l'heure qu'elle veut (pas d'horaire fixe), à la table qu'elle veut et aussi le fait de pouvoir apporter un petit verre de vin, etc.
En bref, nous vous disons merci et continuez, ce sera utile pour nous en temps et lieu !

Je suis un de vos résidents et heureux de l'être bien que présentement à l'extérieur du pays. Je partage votre point de vue concernant la nécessité d'affirmer haut et fort la pertinence d'une classification à 3 plutôt qu'à 2 catégories pour les résidences de personnes dites âgées. La très très grande majorité des personnes âgées de 65 ans et plus vivent dans un lieu de résidence qui leur est unique et non partagé. Elles sont considérées par notre gouvernement comme autonomes sur le plan fonctionnel. Pourquoi cette représentation de l'autonomie serait différente dans les milieux de vie collectif que sont les résidences. Il s'agit d'un appel à la reconnaissance de la très grande diversité des situations et des besoins. Plus on vieillit, plus on se différencie. Cette différenciation doit être davantage reconnue et surtout respectée. Vieillir et être davantage vulnérable n'est pas synonyme de perte d'autonomie. Par ailleurs, il faut prendre garde d'étiquetter vos résidents dans la seule catégorie de . Ce concept est obsolète. Il est vide de sens. Vieillir demande de se définir ou se redéfinir pour justement enrichir le sens qu'on veut donner à cette étape de notre vie. Et le travail fait partie des moyens utilisables.

Avant de choisir de vivre au Gibraltar, nous avons visité bons nombres de complexes, de résidences de tous genres, etc, et il y en a une panoplie sur le marché. On cherchait une résidence de bon goût , très autonome, dans un secteur recherché et surtout assurant un personnel des plus qualifiés qui saurait assurer pour le futur des soins appropriés selon notre condition. Je n'ai pas l'impression de vivre dans une résidence et pour moi c'est un facteur très important. J'aime le concept du Groupe Maurice car cela nous rejoint moi et mon conjoint dans le choix que nous avons fait. Il fait bon de vivre au Gibraltar avec un personnel des plus qualifiés et d'un bon voisinage. Un grand merci M. Maurice d'avoir compris cela et de continuer dans cette voie, sincèrement vôtres .

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